La télévision publique est menacée ... le service public est encore une fois foulé au pied par le Gouvernement et le Président de la République. Cette fois si c'est au tour de l'audiovisuel public.
La réforme qui était examinée aujourd'hui à l'Assemblée Nationale suscite des craintes et de la colère. C'est le Président Sarkosy qui a annoncé cette réforme lors de la présentation de ses voeux à la presse en janvier dernier. C'était sans doute les étrennes de ses copains patrons de médias ? C'est encore une fois la République des copains qui est mise en avant et plus du tout la République basée sur la Liberté ( surtout celle de la Presse), l'Egalité et la Fraternité.
L'affaire est rondement menée puisque tout doit être bouclé pour le 1er janvier prochain. C'est que c'était urgent de faire une télévision"d'Etat" où le Président de France Télévision serait nommé par le Conseil des Ministres comme celui de Radio France d'ailleurs. Beaucoup plus urgent que de faire voter des Lois pour améliorer le quotidien des français, leur pouvoir d'achat, pour aider les salariés de Ford, de PSA et tant d'autres qui se retrouvent à un mois de Noël sans certitudes sur leur avenir !
C'est vrai que c'était plus urgent de mettre les petits copains de l'audiovisuel privé en condition pour gagner encore plus, plutôt que de légiférer sur la loi pénitentiaire dont l'examen vient d'être repoussé au début de l'année prochaine !
Avec cette réforme, Nicolas Sarkosy fait main basse sur l'audiovisuel public. C'est un surprenant retour aux pratiques d'un autre âge en vigueur du temps de l'ORTF dans les années 60-70. C'est le retour aux bonnes vieilles méthodes d'une époque qu'on croyait révolue.
Mais ce n'est pas tout, la réforme concerne le financement puisque le projet de loi prévoit la suppression progressive de la publicité sur les chaînes publiques. Le Gouvernement avait promis que le manque à gagner serait compensé à l'euro près, mettant au point un mécanisme de taxes sur les recettes publicitaires de TF1 et de M6, ainsi que sur les opérateurs de télécommunications.
La presse retrouve sa voix, à l'image de Libération qui dénonce une forme de "berlusconisation" de la télévision française et les "largesses accordées au privé."
La liberté de la presse est l'un des principes fondamentaux des systèmes démocratiques qui reposent sur la liberté d'opinion, la liberté mentale et d'expression. Ainsi, l'article 11 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et du Citoyen dispose : "La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre à l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi." Il faudra peut être sortir un exemplaire de cet article et l'envoyer à notre cher Président Nicolas Sarkosy pour qu'il puisse le relire.