24 mai 2008
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"Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage, heureux qui comme Ulysse a vu cent paysages et puis est retourné après maintes traversées au pays des vertes années ..." cette chanson de Brassens je l'avais dans la tête vendredi soir lorsque mon pére accompagné de son frére Alain et de son cousin Jean-Michel ont planté l'arbre de la Maïade cantonale. Au coeur des 200 personnes qui avaient souhaité partager avec nous ce moment de fête simple, ma grand-mére, ma mére, mon frére et ma soeur ... et un vide plein de souvenirs de ceux qui manquaient.
J'ai appris depuis ma plus tendre enfance, j'avais 8 ans lorsque je tournais la manivelle de la machine à stynsil pour tirer les tracs à l'encre violette des campagnes électorales à Créon, que les élections avant tout sont des histoires d'hommes et de femmes qui croient ensemble. Lorsque je regardai hier soir les tablées des convives j'avais la sensation de ce partage. Il y avait certes les amis, ceux qui sont là depuis toujours, mais aussi ceux qui venaient partager simplement et même des personnes qui j'en suis certaine n'ont pas voté pour mon pére aux cantonales. C'est là que je me dis que lorsque l'on a assez d'écoute et de disponibilité on peut rassembler bien au delà de ses convisctions.
Là encore j'ai pu le constater en famille à maintes reprises. Mes grands-péres n'avaient pas les mêmes convictions. L'un, fils d'immigrés italiens, socialiste au fond de l'âme, un peu anticlérical parfois, l'autre, issu d'une famille où la vie avait été plus facile, gaulliste, catholique pratiquant. Les repas de familles étaient animés, surtout à la fin lorsque "les grands", passé le café, se retrouvaient pour refaire le monde autour, soit de l'eau de vie de poire, soit de la fambroise de mamie ; Ils dicuttaient fort mais jamais je ne les ai vu se facher. L'un parlait de solidarité, l'autre de charité chretienne mais en fin de compte le résultat était le même : ils ont toujours tendu la main pour aider celui qui en avait besoin.
C'est cela qui nourri un vrai projet politique lorsque l'on entre dans un combat electoral. C'est en cela que je crois, en cette capacité de rassembler pour construire ensemble une société plus juste où l'homme, l'environnement sont au centre des enjeux. Le " mai" qui va prendre racine devant la salle des fêtes de Loupes sera comme un rappel de l'engagement que nous avons pris lors de ces élections cantonales. Je dis "nous" parce que comme Martine Faure ( ndlr la députée de la 9ième de Gironde ) ou mon pére l'ont rappelé vendredi soir cette campagne, cette victoire, ce mandat, il nous appartient à tous et c'est forcément ensemble que nous le ménerons.
Vendredi soir, mes grands-péres n'étaient pas là. l'un parce qu'il a rejoint des terres où il est enfin en paix, l'autre parce que la maladie l'enferme aujourd'hui dans un monde où nous avons disparu. Pourtant lorsque le vent de l'orage a soufflé et la pluie est tombé, je savais qu'ils étaient là et je n'aurais de cesse qu'ils soient fiers de nous.
J'ai appris depuis ma plus tendre enfance, j'avais 8 ans lorsque je tournais la manivelle de la machine à stynsil pour tirer les tracs à l'encre violette des campagnes électorales à Créon, que les élections avant tout sont des histoires d'hommes et de femmes qui croient ensemble. Lorsque je regardai hier soir les tablées des convives j'avais la sensation de ce partage. Il y avait certes les amis, ceux qui sont là depuis toujours, mais aussi ceux qui venaient partager simplement et même des personnes qui j'en suis certaine n'ont pas voté pour mon pére aux cantonales. C'est là que je me dis que lorsque l'on a assez d'écoute et de disponibilité on peut rassembler bien au delà de ses convisctions.
Là encore j'ai pu le constater en famille à maintes reprises. Mes grands-péres n'avaient pas les mêmes convictions. L'un, fils d'immigrés italiens, socialiste au fond de l'âme, un peu anticlérical parfois, l'autre, issu d'une famille où la vie avait été plus facile, gaulliste, catholique pratiquant. Les repas de familles étaient animés, surtout à la fin lorsque "les grands", passé le café, se retrouvaient pour refaire le monde autour, soit de l'eau de vie de poire, soit de la fambroise de mamie ; Ils dicuttaient fort mais jamais je ne les ai vu se facher. L'un parlait de solidarité, l'autre de charité chretienne mais en fin de compte le résultat était le même : ils ont toujours tendu la main pour aider celui qui en avait besoin.
C'est cela qui nourri un vrai projet politique lorsque l'on entre dans un combat electoral. C'est en cela que je crois, en cette capacité de rassembler pour construire ensemble une société plus juste où l'homme, l'environnement sont au centre des enjeux. Le " mai" qui va prendre racine devant la salle des fêtes de Loupes sera comme un rappel de l'engagement que nous avons pris lors de ces élections cantonales. Je dis "nous" parce que comme Martine Faure ( ndlr la députée de la 9ième de Gironde ) ou mon pére l'ont rappelé vendredi soir cette campagne, cette victoire, ce mandat, il nous appartient à tous et c'est forcément ensemble que nous le ménerons.
Vendredi soir, mes grands-péres n'étaient pas là. l'un parce qu'il a rejoint des terres où il est enfin en paix, l'autre parce que la maladie l'enferme aujourd'hui dans un monde où nous avons disparu. Pourtant lorsque le vent de l'orage a soufflé et la pluie est tombé, je savais qu'ils étaient là et je n'aurais de cesse qu'ils soient fiers de nous.