27 mai 2008
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Je suis arrivée au Parti Socialiste en 1993. Avant j'avais fait mes premières armes au Mouvement des Jeunesses Socialistes, j'avais observé et suite à la défaite cuisante des législatives j'ai franchi le pas et j'ai acquitté ma première cotisation qui n'était pas à 20 euros. Mais n'y voyait là aucune attaque envers qui que ce soit ... ma cotisation n'était pas à 20 euros parce qu'indexée sur mon salaire et c'était tout.
Il faut dire que 1993 j'en garde des souvenirs intenses ... je me revois encore faire la route de Bordeaux à La Réole, je venais de terminer mon boulot à Sud-Ouest Dimanche, allant rejoindre Bernard Castagnet et mon père. Ils venaient comme beaucoup de nos copains prendre la défaite en pleine tête. J'écoutais la radio où les journaliste de Radio France Bordeaux Gironde égrénaient les noms des camarades qui s'étaient eux aussi fait étaler sur les marches du suffrage universel sur tout le territoire français.
Je crois bien que j'ai pleuré ce soir là, j'en suis même sûre, j'ai pleuré de râge, de peine aussi parce que je pensais aux copains qui avaient perdu. Je vivais ma première défaite ... moi "la petite" qui avait toujours vu des victoires avec le Président Mitterrand, Philippe Madrelle, Pierre Garmendia, Pierre Lagorce, ceux qui avaient conduits les campagne à Créon autour de Roger Caumont ... et là et bien c'était la baffe. Je me souviens le lundi matin d'avoir rejoint les bancs de la Fac de Droit le regard posé sur mes chaussures, mes yeux ne voulant pas croiser mes adversaires de l'UNI qui pavoisaient et avaient la victoire arrogante de leurs 20 ans. C'est dans cette défaite que j'ai puisé mon engagement à gauche et au PS. j'avais eu l'immense chance de passer la campagne de la 9ième circonscription aux cotés de Marc Boeuf qui avait fait pratiquement toutes les réunions publiques de Bernard et mon pére et qui m'avait raconté tout ce que devait savoir une si jeune militante en devenir.
C'est aussi à cette période que j'ai croisé la route d'un certain Gilles Savary qui m'a un jour amené à la rencontre des Fabusiens girondins. j'ai aimé à cette époque ce que j'entendais et c'est naturellement que j'ai rejoint leur rang en 1994. Pas simple à l'époque car en famille les débats allaient bon train ... mon pére était rocardien ... Au fil des années, 15 ans déjà, je n'ai jamais changé. J'ai pour Laurent Fabius une réelle estime et d'autant plus aujourd'hui, je le revendique et je l'assume.
Dimanche à la Maison des Arts et des Métiers à Paris je vais rejoindre la rencontre nationale des "reconstructeurs". Claude Bartolone qui est venu il y a peu en Gironde nous retrouver pour nous donner les nouvelles du front m'a encore conforté dans mon engagement à leurs cotés. je me fiche de savoir qui va être ou pas le candidat du Parti Socialiste en 2012, je me fiche aujourd'hui de savoir qui va être notre chef de file au Parti car je suis persuadée que si le PS n'imagine pas un vrai projet de société, n'engage pas une vraie alternative à ce que nous inflige le Gouvernement actuel et son Président nous pourrons désigner qui que ce soit les français nous renverront encore une fois à nos chères querelles. J'ai envie de politique, j'ai envie d'idées, j'ai envie de quotidien et d'engagement. Je ne veux plus des petites phrases, des petits règlements de compte entres ami(e)s. Encore une fois c'est dans les propos de Laurent Fabius que je retrouve le fondement de mon engagement au Parti Socialiste.
Il déclarait sur RMC : « Je vais vous dire ce que je souhaite, tout en restant à l’écart du pugilat. Nous avons un congrès du PS en novembre. D’abord, il faut éviter ces pugilats et ce n’est pas une bonne chose que l’on nomme à la tête du PS quelqu’un qui automatiquement sera candidat en 2012, parce que c’est un peu confondre les échéances.
Deuxièmement, il est très important que l’on précise nos réponses sur un certain nombre de questions : l’environnement, l’emploi, le vieillissement et l’éclatement de la société, la question du déplacement du centre du monde et ce que fait l’Europe... Il faut qu’à la sortie du congrès les gens se disent « les socialistes ont des réponses ».
Troisièmement, il faut qu’on précise nos stratégies, il y a eu du flou. Certains ont dit « Il faut abandonner le rassemblement de la gauche, il faut aller avec les centristes », d’autres, dont je suis, disent « rassemblement de la gauche, oui, mais ça peut s’ouvrir à d’autres.
Si on répond sur ces trois questions, on aura avancé et c’est la raison pour laquelle je soutiens plutôt ceux que l’on appelle les reconstructeurs, c’est-à-dire des hommes et des femmes qui n’ont pas envie de se situer dans un espèce de pugilat ou de duel et qui disent « faisons travailler ensemble toute une série de gens et essayons de répondre à ces questions ».
Voilà, dimanche je vais essayer d'apporter ma pierre à cet édifice parce que c'est là que se trouve le véritable chemin et parce que je reste attachée au Sud-Ouest, j'ai envie de vous dire ; Il faut que l'on retrouve nos fondamentaux. Dimanche on va essayer de poser les fondations.
Il faut dire que 1993 j'en garde des souvenirs intenses ... je me revois encore faire la route de Bordeaux à La Réole, je venais de terminer mon boulot à Sud-Ouest Dimanche, allant rejoindre Bernard Castagnet et mon père. Ils venaient comme beaucoup de nos copains prendre la défaite en pleine tête. J'écoutais la radio où les journaliste de Radio France Bordeaux Gironde égrénaient les noms des camarades qui s'étaient eux aussi fait étaler sur les marches du suffrage universel sur tout le territoire français.
Je crois bien que j'ai pleuré ce soir là, j'en suis même sûre, j'ai pleuré de râge, de peine aussi parce que je pensais aux copains qui avaient perdu. Je vivais ma première défaite ... moi "la petite" qui avait toujours vu des victoires avec le Président Mitterrand, Philippe Madrelle, Pierre Garmendia, Pierre Lagorce, ceux qui avaient conduits les campagne à Créon autour de Roger Caumont ... et là et bien c'était la baffe. Je me souviens le lundi matin d'avoir rejoint les bancs de la Fac de Droit le regard posé sur mes chaussures, mes yeux ne voulant pas croiser mes adversaires de l'UNI qui pavoisaient et avaient la victoire arrogante de leurs 20 ans. C'est dans cette défaite que j'ai puisé mon engagement à gauche et au PS. j'avais eu l'immense chance de passer la campagne de la 9ième circonscription aux cotés de Marc Boeuf qui avait fait pratiquement toutes les réunions publiques de Bernard et mon pére et qui m'avait raconté tout ce que devait savoir une si jeune militante en devenir.
C'est aussi à cette période que j'ai croisé la route d'un certain Gilles Savary qui m'a un jour amené à la rencontre des Fabusiens girondins. j'ai aimé à cette époque ce que j'entendais et c'est naturellement que j'ai rejoint leur rang en 1994. Pas simple à l'époque car en famille les débats allaient bon train ... mon pére était rocardien ... Au fil des années, 15 ans déjà, je n'ai jamais changé. J'ai pour Laurent Fabius une réelle estime et d'autant plus aujourd'hui, je le revendique et je l'assume.
Dimanche à la Maison des Arts et des Métiers à Paris je vais rejoindre la rencontre nationale des "reconstructeurs". Claude Bartolone qui est venu il y a peu en Gironde nous retrouver pour nous donner les nouvelles du front m'a encore conforté dans mon engagement à leurs cotés. je me fiche de savoir qui va être ou pas le candidat du Parti Socialiste en 2012, je me fiche aujourd'hui de savoir qui va être notre chef de file au Parti car je suis persuadée que si le PS n'imagine pas un vrai projet de société, n'engage pas une vraie alternative à ce que nous inflige le Gouvernement actuel et son Président nous pourrons désigner qui que ce soit les français nous renverront encore une fois à nos chères querelles. J'ai envie de politique, j'ai envie d'idées, j'ai envie de quotidien et d'engagement. Je ne veux plus des petites phrases, des petits règlements de compte entres ami(e)s. Encore une fois c'est dans les propos de Laurent Fabius que je retrouve le fondement de mon engagement au Parti Socialiste.
Il déclarait sur RMC : « Je vais vous dire ce que je souhaite, tout en restant à l’écart du pugilat. Nous avons un congrès du PS en novembre. D’abord, il faut éviter ces pugilats et ce n’est pas une bonne chose que l’on nomme à la tête du PS quelqu’un qui automatiquement sera candidat en 2012, parce que c’est un peu confondre les échéances.
Deuxièmement, il est très important que l’on précise nos réponses sur un certain nombre de questions : l’environnement, l’emploi, le vieillissement et l’éclatement de la société, la question du déplacement du centre du monde et ce que fait l’Europe... Il faut qu’à la sortie du congrès les gens se disent « les socialistes ont des réponses ».
Troisièmement, il faut qu’on précise nos stratégies, il y a eu du flou. Certains ont dit « Il faut abandonner le rassemblement de la gauche, il faut aller avec les centristes », d’autres, dont je suis, disent « rassemblement de la gauche, oui, mais ça peut s’ouvrir à d’autres.
Si on répond sur ces trois questions, on aura avancé et c’est la raison pour laquelle je soutiens plutôt ceux que l’on appelle les reconstructeurs, c’est-à-dire des hommes et des femmes qui n’ont pas envie de se situer dans un espèce de pugilat ou de duel et qui disent « faisons travailler ensemble toute une série de gens et essayons de répondre à ces questions ».
Voilà, dimanche je vais essayer d'apporter ma pierre à cet édifice parce que c'est là que se trouve le véritable chemin et parce que je reste attachée au Sud-Ouest, j'ai envie de vous dire ; Il faut que l'on retrouve nos fondamentaux. Dimanche on va essayer de poser les fondations.