Mercredi 18 novembre 2009

Assise en tailleur sur le plancher, le dos collé au radiateur en fonte, je le vois encore derrière son bureau de la villa Napoléon, siège de la Coopérative Agricole à Créon. Dans la pièce d’à coté, la petite musique des graines de maïs qui tombent dans les sacs en papier kraft berce encore mes souvenirs d’enfance. Lorsque l’automne fait déjà la révérence à l’hiver, c’est à lui que je pense. André tendait l'oreille : « écoute petit, tu les entends, elles arrivent … » 


Elles, j’ai mis quelques après-midi à comprendre qui elles étaient vraiment.  Il est vrai que dans les rêves de mon enfance il n’y avait que le chapeau de Sissi Impératrice agité pour prévenir le coq de bruyère que son père mettait en joug. 


Lorsque je repense à ces après-midi, d’autres musiques que leur roucoulement viennent à mon oreille. Il y a d’abord ce vent d’autonome qui dans les fougères de la palombière chantait « les copains d’abord » en prémices des retrouvailles. Il y a ensuite le « bloup bloup » de la soupe dans la marmite en fonte posée sur le réchaud. Le craquement des miettes du pain que l'on a coupé pour les grillons de canard de l'année dernière.  Il y avait surtout le silence, celui de ces hommes, qui les yeux rivés sur les nuages attendaient qu’elles arrivent.  Toutes ces musiques finissent par faire de belles chansons où la grosse caisse des simplex ne fait en fait pas vraiment partie de la partition. 


Pour moi, les palombes d’Aquitaine sont de petites musiques qui trottent dans ma tête lorsque les brouillards d’automne font leur apparition.  Elles sont synonymes de rencontres et d’échanges entre les hommes, mais aussi d’étagères pleines de bocaux au reflet bleu comme leur plumage, que la gourmandise me faisait « chiper » chez mamie.  


Cette année elles auront été bien discrètes avec leurs ailes bleues. Elles seront passées. Je relis avec délectation les mots de Pierre Verdet, journaliste écrivain de notre Sud-Ouest, qui retrace dans "La Passée" le carnet de route d'un vol de palombes.

J’espère pouvoir encore longtemps attendre leur passage en haut du col d’Ibaneta  au-dessus de Roncevaux. Aujourd’hui je les entends moi aussi, et je pense à chaque fois à André, cet homme que j’ai toujours appelé Monsieur Dubourdeaux et qui un jour m’a dit « Ecoute petit, tu peux bien m’appeler papi maintenant. » La fièvre bleue est retombée. Du Val de Leyre, du Sud-Gironde, ils vont rentrer.

Par Marie-Christine Darmian-Gautron - Publié dans : Créon, Sadirac - Communauté : Amoureux des mots
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Vendredi 13 novembre 2009
 Les pauvres avec toute cette grisaille de saison qui envahit La Teste, il fallait bien que je morpionne un peu. J'ai donc pris la plume et voici les Buchinettes de Novembre. 

Devoir de mémoire ...  
Le 11 novembre, comme beaucoup de testerins, je me suis rendue au Monument aux Morts et à la Nécropole du Natus comme je le fais chaque année. Un devoir de mémoire plus important encore puisque nous sommes à La Teste de Buch, dépositaires du souvenir de ceux que la République a oubliéles combattants venus d'ailleurs, ceux du camps du Courneau, morts pour la France dans un silence assourdissant.

J'ai pu remarquer avec qu'elle énergie, la chargée des relations publiques de la Ville a mené les troupes : bel exemple de dévotion à la cause ! Le soucis est qu'il va falloir réviser les manuels de protocole. Naïma Charraï, Conseillère Régionale d'Aquitaine, Présidente de l'Association des Oubliés de la République avait fait le déplacement, comme Michel Daverat, lui aussi Conseiller Régional d'Aquitaine. Mais rien ... et pourtant la chargée des relations publiques de la Ville de La Teste de Buch aurait pu en grande professionnelle qu'elle est, les inviter à rejoindre les élu(e)s pour rendre l'hommage de la Nation.

Les escargots de sortie en ce 11 novembre m'ont conseillé de faire un geste. Ils proposent une souscription pour que le Père Noël porte à la Mairie de La Teste le livre de Nathalie Roux, "le Protocole dans les collectivités locales, Mode d'emploi, usages et pratique". Ainsi l'an prochain, les Conseillers Régionaux seront-ils reconnus et invités à prendre place avec les élu(e)s de la République ! C'est aussi un devoir ... de mémoire !
 

Devoir de Mémoire suite ... 
Je reste, comme beaucoup de testerins, encore dubitative sur les raisons qui ont poussées Not'e Bon Maire et son adjoint au Patrimoine, à inventer la pêche à pied au bulldozzer sur l'île aux Oiseaux. Mais quelle palourde  a bien pu les piquer ?  N'écoutant que notre envie de recherche de la vérité, le Grand Marco et moi même avons eu ce matin une idée ...

En fait voilà ce qui s'est passé. Dans un soucis de rendre hommage à nos soldats tombés pour la France, il se pourrait que la Ville de La Teste de Buch ait décidé d'organiser sur les plages de l'île aux Oiseaux la commémoration du débarquement des alliés de juin 1944. Vous voyez comment nous avons pu être mauvaise langue en imaginant que l'adjoint au patrimoine avait commandé ces travaux pour ses propres intérêts ... Not'e Bon Maire voulait sans doute tout simplement le nommer bientôt adjoint chargé des anciens combattants ! Et c'est forcément pour faire des essais photographiques que
Not'e Bon Maire a prêté les clés de la Cabane Tchanquée 53 au printemps pour un mariage.

Le Blow Patcher qui fait pshittttt
A grand renfort de tambours et trompettes, opération presse testo-testerine à l'appui, on nous a annoncé l'arrivée d'un nouvel équipement de goudronnage le "Blow Patcher". Merveilleuse machine, s'il en est, elle rebouche durablement les nids de poules, régularise les revêtements réagissant plus vite que son ombre à la moindre faille du goudron testerin.

200 000 euros ont été dépensés pour cette nouvelle machine que la Ville a été chercher, chemin faisant en Allemagne, hommage sans doute à notre jumelage avec Schwaigern. Mais voilà l'opération presse à peine terminée, la merveilleuse machine a disparu.

N'écoutant que leur courage, les petites souris du CTM sont parties faire leur enquête ... Elles ont ainsi pu constater que le Blow Patcher était en panne. Elle a les filtres à goudron tellement encrassés qu'il a fallu les enlever à coups de burin et de marteau ! C'est ballot !

Si j'étais l'ex futur 1er Adjoint chargé des travaux, je me méfierai ... Not'e Bon Maire pourrait lui demander d'aller en Allemagne pour remplacer le Blow Patcher. Et au Conseil Municipal il pourrait se retrouver adjoint au Jumelage ou Grand Mamamouchi du Blow Patcher ! 
Par Marie-Christine Darmian-Gautron - Publié dans : La Teste de Buch - Communauté : Bassin d'Arcachon
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Mercredi 11 novembre 2009
En 1914, l'Armée Française recrute et recrute en Afrique. Pour permettre à ces soldats venus de si loin  de se fondre dans la masse deux camps sont ouverts un à Fréjus, l'autre ici à La Teste de Buch, le camp du Courneau vient de naître.

Chez nous, à quelques encablures du centre ville près de 20 000  tirailleurs sénégalais fouleront la terre noire sablonneuse testerine d’avril 1916 à juillet 1917. Prés de 1000 d'entre eux ne retrouveront jamais leur sol natal, ils mourront de maladies, loin du front, sans même le voir. La République a oublié ces frères d'arme tombés pour la France loin du fracas des obus de la Grande Guerre mais tombés tout aussi sûrement, pour que nous, près d'un siècle plus tard, nous puissions célébrer la chute du mur de Berlin ! 

Jean-Pierre Caule, Jean-Michel Mormone et Patrick Boyer, historiens du Bassin d’Arcachon ( “1914-1918 Le Bassin d’Arcachon”, société historique et archéologique d’Arcachon et du Pays de Buch, novembre 2008.) ont reconstitué les conditions de leur vie grâce à l’étude des courriers, des listes, des cartes postales de l’époque…  Comme l'écrit Christelle Jutteau, sur le site de l'IJBA : "Si les tirailleurs sénégalais pensaient risquer leur vie au front à cause des balles, c’est d’abord à cause du climat et des mauvaises conditions d’habitation et d’hygiène dans leur camp d’accueil qu’ils risquaient leur vie."

Imaginez !  Les baraquements qui logent les troupes sont légèrs, laissent passer la pluie et le froid, les maladies se développent et déciment les rangs. Les morts silencieux de la Guerre, auront une sépulture dans notre forêt usagère, là, ensevelis par le silence. En mars 1916, après avoir asséché la plaine qui avait servi de culture de riz de Piémont (les fameuses rizières du Pays de Buch), on y dressa 400 baraques pour  y héberger les tirailleurs Sénégalais. Dès juin 1916, le nombre de décès est suffisamment important pour que l’on décide par arrêté préfectoral de créer un emplacement pour recevoir la sépulture des soldats sénégalais décédés au camp. Cet emplacement est situé  au lieu dit « Natus de haut » à 1 km du camp.

La France les a oublié là, comme beaucoup de ces combattants qui sont venus mourir pour la France et que la France n'a pas regardé ! les Senégalais quittèrent les lieux en octobre 1917 et furent remplacés par Les Russes (5000 environ). 
Après les troupes slaves, arrivèrent les Américains qui occupèrent le Camp du Courneau dès juillet 1918. Trois régiments d'artillerie, soit 4.800 hommes s'y installèrent. En septembre 1918, on y compta plus de 15 000 hommes. Un camp hôpital de 1 500 lits fut organisé, et dans la forêt voisine, un cimetière abritait, lors de l'armistice, une cinquantaine de tombes."

Dans Libération, le 5 mai dernier Lilian Thuram, Stéphane Hessel, Alain Rousset, Naïma Charraï, Pascal Blanchard, Christelle Jouteau signaient un appel "Les oubliés de la République" : 

"Le 8 mai, comme à l’accoutumée, la France célébrera le 64e anniversaire de la fin de la barbarie nazie qui a marqué le retour d’une paix durable en Europe. Mais qui se souvient que cette liberté a été aussi chèrement payée par les combattants «indigènes» goumiers, zouaves, tabors, tirailleurs, spahis engagés, voire pour certains enrôlés de force, dans l’armée française ? Oubliés de la Nation lorsque celle-ci rend hommage aux femmes et aux hommes qui ont risqué leur vie pour que triomphe la liberté, oubliés de la République lorsqu’il faut reconnaître et assumer le prix du sang. 

La France ne peut décemment se cacher derrière l’ignorance pour voiler les oublis de son histoire. Il est enfin temps de regarder notre passé en face : le pays de la déclaration des droits de l’homme a plus que tout autre le devoir d’équité et de justice. Car c’est de justice qu’il s’agit. Depuis cinquante ans les anciens combattants «indigènes» sont soumis à un régime discriminatoire quant à leurs pensions : quand un ancien combattant français perçoit environ 600 €, un ancien combattant sénégalais touche 159 €. Le sang versé pour la patrie d’alors vaudrait-il plus cher selon que l’on est aujourd’hui français, marocain ou sénégalais ?

Cette situation inique s’accompagne d’un système tout aussi pervers qui conduit à des drames humains intolérables. Faute de pension militaire décente, des milliers de personnes âgées ont émigré au début des années 1990 pour bénéficier de minima sociaux auxquels ils pouvaient prétendre dans la mesure où la loi Pasqua leur donnait droit à une carte de séjour en tant qu’anciens combattants. C’est pour pouvoir faire vivre leurs familles que paradoxalement ils les ont quittées et se sont retrouvés en France sans accueil adapté, isolés, clochardisés, et ignorés de tous. Ils mènent leur dernier combat pour que la République leur reconnaisse les mêmes droits que leurs compagnons d’armes français.

Le film Indigènes a contribué à faire bouger les lignes. Depuis 2007, les retraites du combattant et les pensions militaires d’invalidité, dites «prestations du feu» ont été revalorisées mettant enfin à égalité les anciens combattants quelle que soit leur nationalité. Mais cette victoire est amère car elle permet à l’Etat d’occulter les plus grandes injustices qui persistent pour les anciens militaires ayant servi plusieurs années dans l’armée française : leurs pensions varient de 1 à 8 selon qu’ils sont français, tunisiens, camerounais ou cambodgiens. La coordination décristallisation (collectif bordelais d’associatifs et de bénévoles soutenus par la région Aquitaine) a ainsi focalisé sa bataille juridique sur ce thème et a obtenu le 15 octobre 2008 une décision historique du tribunal administratif de Bordeaux qui donnait un avis favorable à la revalorisation des pensions militaires de six anciens combattants marocains.

Cette décision, qui fait jurisprudence, reste insatisfaisante dans la mesure où la décision est juridique et non politique et où elle est fondée sur un accord international signé avec le Maroc. Un ancien combattant sénégalais a ainsi été débouté alors qu’il présentait la même demande. L’attitude de la République à l’égard de ceux qui se sont battus pour elle n’est pas digne des valeurs qu’elle prétend porter.

Nous demandons instamment au gouvernement de généraliser la décristallisation des pensions militaires de retraites, et de permettre aux anciens combattants de les percevoir quel que soit leur lieu de résidence. Une proposition de loi a été déposée. Elle doit pouvoir rassembler au-delà des clivages politiques dans la mesure où c’est l’honneur de la Nation qui est en cause. Il ne s’agit pas seulement de reconnaître ces hommes qui ont servi la France. Il s’agit d’assumer l’Histoire et de réparer une injustice qui dure depuis cinquante ans."

Ne pas oublier ! Notre identité nationale est là, il serait bon que la France s'en souvienne ! Faut-il un débat pour cela ? 

Par Marie-Christine Darmian-Gautron - Publié dans : La Teste de Buch - Communauté : Les blogs citoyens
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Mardi 10 novembre 2009
J'attendais, comme beaucoup, la réaction officielle de l'Etat suite aux événements survenus sur notre Ile aux Oiseaux le 17 octobre dernier. Et ce soir c'est chose faite : l'Etat fait les comptes. Dans un communiqué de presse envoyé ce soir la Préfecture de Gironde et d'Aquitaine explique que " sensibles à la qualité écologique remarquable du milieu, les services de l'Etat ont été très attentifs, dès l'origine de cette affaire, à l'analyse des conditions dans lesquelles ces opérations ont pu être réalisées et à leur impact environnemental."  

Les autorité de l'Etat explique que "Le Conservatoire de l'espace littoral et des rivages lacustres, attributaire du domaine, a ainsi identifié rapidement, en relation avec le maire de la Teste de Buch, l'origine
du dysfonctionnement administratif qui a conduit la mairie à engager les travaux sans respecter la procédure."

 

Et de poursuivre que, "à l'occasion de cet incident, il a été rappelé aux différents acteurs (habitants de l'île, commune de La Teste de Buch) que tout travaux doit faire l’objet d’une autorisation des services concernés de l’Etat ainsi que du Conservatoire de l'espace littoral."

 

Complétant son explication, l'Etat précise, "que la mairie, gestionnaire du site ne peut être maître d’ouvrage des travaux liés à l’occupation des cabanes. En revanche, elle peut apporter l’aide technique à la constitution des demandes, notamment sur les travaux. Des garanties ont été aujourd'hui apportées par la mairie pour qu'un tel incident ne se renouvelle pas."

 

Le communiqué de la Préfecture annonce enfin qu' "Une évaluation des conséquences à moyen terme de ces travaux sur le milieu, et en particulier sur le gisement de palourdes, sera réalisée très prochainement par les services des affaires maritimes et de l'équipement. Un bilan complet de cette affaire sera ensuite établi avec les partenaires concernés, en conseil de site, avant la fin de l'année."

C'est donc une affaire à suivre. Il est à espérer que l'Etat sera enfin entendu pas Not'e Bon Maire de La Teste de Buch et qu'il aura enfin la présence d'esprit de décharger son adjoint des dossiers dans lesquels il est juge et partie, dans lesquels l'intérêt général se mélange avec son propre intérêt. C'est à ce prix là que le plan de gestion de notre Ile aux Oiseaux, comme celui notre Forêt Usagère pourront  se faire avec la sérénité nécessaire à ses deux dossiers essentiels pour La Teste de Buch. 

 
Par Marie-Christine Darmian-Gautron - Publié dans : La Teste de Buch - Communauté : Bassin d'Arcachon
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Lundi 9 novembre 2009
J'avais juste envie d'écrire mais Paul Eluard l'a si merveilleusement fait et ce bien avant moi. J'ai appris cette poésie en classe en cours moyen lorsque j'étais à Créon et mon instituteur s'appelait Jean-Marie Darmian.

Alors ce soir, il a 20 ans le mur de Berlin tombait, il y 39 ans le Général de Gaulle s'en allait, il y a 18 ans les radios devenaient libres, mais aussi il y a plus de 70 ans, les synagogues brûlaient en Allemagne ... Des 9 novembre il y en aura d'autres, des bons et des mauvais mais la Liberté n'a pas besoin de date pour être célébrée, et n'a malheureusement pas de date pour être bafouée. Ne perdez jamais de vu ce qu'elle est : fragile et forte à la fois.


Liberté

Sur mes cahiers d'écolier 
Sur mon pupitre et les arbres 
Sur le sable sur la neige 
J'écris ton nom 

Sur toutes les pages lues 
Sur toutes les pages blanches 
Pierre sang papier ou cendre 
J'écris ton nom 

Sur les images dorées 
Sur les armes des guerriers 
Sur la couronne des rois 
J'écris ton nom 

Sur la jungle et le désert 
Sur les nids sur les genêts 
Sur l'écho de mon enfance 
J'écris ton nom 

Sur les merveilles des nuits 
Sur le pain blanc des journées 
Sur les saisons fiancées 
J'écris ton nom 

Sur tous mes chiffons d'azur 
Sur l'étang soleil moisi 
Sur le lac lune vivante 
J'écris ton nom 

Sur les champs sur l'horizon 
Sur les ailes des oiseaux 
Et sur le moulin des ombres 
J'écris ton nom 

Sur chaque bouffée d'aurore 
Sur la mer sur les bateaux 
Sur la montagne démente 
J'écris ton nom 

Sur la mousse des nuages 
Sur les sueurs de l'orage 
Sur la pluie épaisse et fade 
J'écris ton nom 

Sur la vitre des surprises 
Sur les lèvres attentives 
Bien au-dessus du silence 
J'écris ton nom 

Sur mes refuges détruits 
Sur mes phares écroulés 
Sur les murs de mon ennui 
J'écris ton nom 

Sur l'absence sans désirs 
Sur la solitude nue 
Sur les marches de la mort 
J'écris ton nom 

Sur la santé revenue 
Sur le risque disparu 
Sur l'espoir sans souvenir 
J'écris ton nom 

Et par le pouvoir d'un mot 
Je recommence ma vie 
Je suis né pour te connaître 
Pour te nommer 

Liberté - 1942 -
Ce poème provient du recueil intitulé " Poésie et vérité 42 "
 
Par Marie-Christine Darmian-Gautron - Publié dans : juste des mots - Communauté : Amoureux des mots
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Jeudi 5 novembre 2009

Quelques mois après la création du « ministère de l’immigration et de l’identité nationale », l’historien Gérard Noiriel a décrypté les usages politiques de la notion d’identité nationale depuis le XIXe siècle jusqu’à la campagne présidentielle de 2007 dans un ouvrage paru aux éditions Agone.  

J'ai ressorti de mes étagères de bibliothèque ce livre, 
Issu du Comité de vigilance face aux usages publics de l'histoire qui regroupe des historiens, des chercheurs et enseignants du supérieur et du secondaire. Ne faut-il pas toujours se référer au passé et à l'histoire pour bien comprendre le présent et construire le futur ? Gérard Noiriel l'auteur de ce livre est le président du Comité. Il fait partie des huit historiens (sur douze membres) du conseil scientifique de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration qui ont démissionné de leurs fonctions officielles le jour même où a été annoncée la formation du « ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale », le 18 mai 2007.

Dans son livre, s’appuyant sur de nombreuses recherches historiques réalisées depuis 30 ans, il démontre qu’il n’existe aucune définition objective de l’identité nationale. D'un caractère progressiste l'identité nationale est d'abord historiquement le triomphe de la définition révolutionnaire de la nation de 1789 devenant alors synonyme de « peuple ». On découvre dans ce livre que les premières définitions de l’identité nationale datent du XIXe siècle. Jules Michelet, défenseur de l’idéal de progrès des Lumières, y voyait la « patrie de l’universel ». Au cours de la Troisième République, la notion d’identité nationale trouve une définition juridique avec la loi sur le double "jus soli" couplée à la conscription obligatoire (1889). La « qualité de Français » et l’appartenance à l’État deviennent alors des enjeux politiques et économiques majeurs, d’autant plus qu’elles commandent l’accès à la protection sociale naissante. C’est à cette époque que le mot « immigration » s’impose dans notre langage.  Mais ce n'est pas tout. Il faut remonter au débat qui opposa Barrès et Jaurès, pour trouver l'emergence de la défiance de l’étranger, qui fondera  une version conservatrice de l'identité nationale.  Le « nationalisme » de Barrès s’opposera alors au « patriotisme » de Jaurès, clivage encore existant entre la Droite et la Gauche aujourd'hui. 

Comme l'écrit Noiriel, il n’existe aucune définition de l’identité nationale qui soit acceptée par l’ensemble des chercheurs. La question de l’identité nationale telle qu’elle est apparue pour la première fois le 14 janvier 2007 dans le discours de Nicolas Sarkozy « est un “faux problème”, une simple magouille électorale destinée à flatter les préjugés de la fraction la plus xénophobe de la population » (p. 126). Voilà c'est écrit ! A vous de juger ! 

Ce petit livre ranime notre sens de l’histoire. Et à l'heure où l’on nous parle tant de « devoir de mémoire » c'est une lecture salvatrice. En 1881, une rixe impliqua à Marseille des Italiens, communauté fortement implantée dans le Sud-Est et présentée à l’époque comme « une nation dans la nation », une menace à l’intégrité nationale qu’il fallait éradiquer en obligeant ses membres à devenir français. Sans doute  est ce là, l’origine de notre  « droit du sol », réactivé par la loi de 1889. Mais est-ce plus généreux que le « droit du sang » ? Je vous laisse l'esprit en veille pour en discuter. 

Parler des italiens me conduit forcément vers mes propres racines. Et je me suis demandée si j'avais mes papiers Bleu Blanc Rouge ? J'ai alors poursuivi mes recherches et je suis tombée sur un excellent papier du Monde, écrit par Mme Gérard, paru hier et qui proposait de faire le tour de la presse étrangère sur ce sujet. La question que posera le site internet dédié au grand débat imposé par le Gouvernement sera : "Qu'est ce qu'être français". Et voilà ce que l'on peut lire dans Le Monde :  (...) 
Le Times ironise sur la vision passéiste proposée par le Gouvernement, qui veut remettre au goût du jour la "douce France". La référence à cette chanson de Trenet  vient du porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre ("La défense de notre modèle culturel et de la "douce France" chantée par Charles Trenet passe par la redéfinition de notre identité nationale").  Mais c'est surtout la manœuvre électoraliste du gouvernement, à quelques mois d'un scrutin régional, que retiennent les médias étrangers, notamment le Gardian et Vanguardia. "Les élections riment, selon le sarkozisme, avec identité nationale", souligne cette dernière. Le quotidien catalan rappelle qu'à la veille des municipales de 2008, le ministre de l'éducation avait annoncé l'introduction dans les programmes scolaires de la connaissance de l'hymne national. "Ce thème était réapparu peu avant les européennes de 2009, lorsque Nicolas Sarkozy avait envoyé sa feuille de route au ministre de l'immigration et de l'identité nationale, dans laquelle figurait clairement le lancement d'un tel débat. Cette mission se traduit dans les faits aujourd'hui, à quatre mois des régionales…", constate le quotidien. (...) 

Ce qui est certain pour moi, c'est que la France s'est construite sur les grands principes de la République. Que ces principes ont bercé mon enfance où l'Italie était marquée dans mon sang comme l'histoire de mes arrières grands-parents qui avaient clandestinement passés les Alpes pour venir en France. Ceux sont eux, mes grands-parents, mes parents, par leur engagement dans la vie de ce pays qui ne leur a pas toujours fait de cadeau, qui m'ont appris la France et je refuse que l'identité nationale soit réduite au fait de posséder ou pas des papiers Bleu Blanc Rouge, que la France se réduise à avoir peur de l'étranger. Il est dommage qu'un ministre de la République ne sache pas que l'identité nationale c'est les mots qui marquent les engagements de la France : La Liberté, l'Egalité, la Fraternité, la Laïcité, la Solidarité ... 

Par Marie-Christine Darmian-Gautron - Publié dans : aux pensées citoyens - Communauté : Les blogs citoyens
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Lundi 2 novembre 2009
C’est vrai que j’aurai pu faire preuve de charité chrétienne en ce week-end du souvenir, mea culpa, maxima culpa,  je vous promets de faire mon confiteor … demain. Mais en attendant voici quelques buchinettes bien croustillantes et morpionnes à souhait comme je les aime.

 

A l’insu de mon plein gré ! 
Il fallait en être c’est indéniable. Le dernier Conseil Municipal aura été un grand moment lorsque l’opposition demandait au Maire des explications sur ce qui venait de se passer sur l’île aux Oiseaux. Vous auriez pu croire que les élu(e)s de la majorité municipale avaient avalé un mélange de liqueur d’artichaut et d’huile de foi de morue. C’est que la réponse du maire « à l’insu de son plein gré » aura été un grand moment de pataugeage dans la vase.

 

Toujours est-il que les petites crevettes du Château m’ont expliqué que le Maire savait depuis le départ, soit plus d’une semaine avant les faits, que son adjoint voulait faire ces travaux, mais il a semble-t-il eu un trou de mémoire. Les services municipaux responsables de l’île aux oiseaux ont refusé de signer les bons de commande de ces travaux et alerté le Maire dès que l’idée a été émise par l’adjoint en charge du patrimoine.  Et enfin que le SIBA aurait même refusé de faire ces travaux. Reste à savoir pourquoi la SRC les a accepter sans bon de commande ? Toujours est il que not’e bon Maire doit se dire depuis quelques temps « si j’aurai su j’aurai pas venu ».

Mais que font les forces spéciales ?  
Vous l'avez sans doute entendu ou vu sur France 3 Aquitaine, Not'e Bon Maire a eu la bonne idée de comparer notre île aux oiseaux à l'île de Beauté dans des termes que les Corses apprécieront ! Les cayoks de l'île sont depuis très inquiets et scrutent sans relâche l'horizon. Ils  se demandant si les paroles du Maire ne vont pas faire débarquer les forces spéciales sur le quartier du nord de l'île. Après tout notre Président de la République les a bien faites intervenir pour son copain Clavier lorsque les indépendantistes ont pénétré dans sa propriété l'empêchant de boire l'apéro tranquille. Sait-on jamais ! 
 
Je me disais aussi  

 

Mais voilà en fait cette parution aura été le fait d’une petite main démocratique qui avait pensé que mettre cette manifestation dans le programme envoyé à tous les agents était un acte citoyen emprunt d’une certaine classe. Et bien non ! La petite main s’est fait tapé sur les doigts et elle a du renvoyer un message « annule et remplace » en interne pour réparer son geste démocratique. C’est que les buchinettes circulent sous le manteau à la Mairie, on ne va pas non plus y rajouter les informations des élu(e)s de l’opposition.
 
Mes amis, mes amours, mes emmerdes !
Lors du dernier Conseil Municipal il fallait avoir l’œil en veille pour trouver la décision n° 252 qui permet la mise à disposition gratuite d’un véhicule utilitaire prêté gracieusement par la société Infocom-France à la commune de La Teste de Buch. C’est une décision somme toute normale.  Mais voilà nous apprenons que la Commune met gratuitement à la disposition exclusive d’UNE seule association sportive, « les jeunes du Captalat », ce véhicule neuf de 9 places. Passer vite vite dans les décisions, sans délibération du Conseil, nous nous interrogeons. 

 

Nous avons eu une pensée émue pour tous les autres clubs sportifs testerins qui ne bénéficieront pas d’une telle mesure, une pensée émue pour le club de judo, de basket, du tir à l’arc, etc, etc … Que voulez vous il est venu à l'esprit des pigeons de la Place Gambetta, que leurs présidents respectifs n’étaient pas sur la liste de Jean-Jacques Eroles … Mais je suis mauvaise langue et sur ce coup là très, très morpionne … Je ferai pénitence demain c’est promis ! 
Par Marie-Christine Darmian-Gautron - Publié dans : La Teste de Buch - Communauté : Bassin d'Arcachon
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Jeudi 29 octobre 2009

Lorsque j’étais enfant j’ai toujours adoré partir à la pèche aux palourdes et autres coquillages sur les bords de Bassin d'Arcachon. Patiemment, avec délectation imaginant avec gourmandise ce qui arriverait une fois l’effort accompli, je parcourais l’estran sans relâche à marée basse, tâtonnant du peton le sable et les vases pour récupérer les précieux coquillages.


Au niveau de la réglementation, c'est clair : les seuls outils permis pour la pêche à pied sont … .. les mains ! Ensuite il est toléré parfois l'usage d'outils comme la cuillère ou la griffe à coquillages mais tout est une question de bon sens … Il ne faut pas faire de tranchées, ne pas laisser les cailloux retournés, ne pas saigner la nature ici si fragile dans ce lieu magique chanté par Pascal Obispo : l'île aux oiseaux et ses cabanes Tchanquées, patrimoine inestimable et joyaux de notre Bassin d'Arcachon.
 

Et bien à La Teste de Buch, sur notre île aux oiseaux, l’adjoint chargé du patrimoine a inventé une nouvelle manière de faire de la pèche à pied. Il a inventé la pèche au bulldozer !

 

En effet, photos à l’appui, l’Association des inscrits maritimes pour la protection de l’île aux oiseaux, de ses cabanes, de ses pêches et chasses traditionnelles a eu la mauvaise surprise de voir arriver le samedi 17 octobre 2009 vers 9h00 une barge transportant un bulldozer. Devant cette intrusion de destruction massive sur notre île aux oiseaux, les membres de l’association se sont immédiatement interposés pour faire arrêter le massacre.


Mais quelle ne fut pas leur surprise de constater que ces « travaux » réalisés pour les quais des amis ou adhérents de l’association « île aux oiseaux » de Mme Lacoing, anciennement présidée par Monsieur Biehler, adjoint de la Ville de La Teste de Buch, était fait sous l’œil attentif du gardien de l’île. Devant leurs protestations, Il leur a été expliqué que ces travaux avait été commandé par Monsieur Biehler lui-même et la Commune de La Teste de Buch. Surprise et effarement de ces amoureux de notre île qui n'ont eu de cesse de faire arrêter le massacre qui se déroulait sous leurs yeux. 

 

Résultat des opérations selon l'association des Inscrits Maritime qui l'écrit au Maire dans un courrier du 22 octobre 2009 : 400 m² d’estran ont été détruits, 400 kg de palourdes ont disparu d’une zone où la pêche a pied est interdite par arrêté préfectoral,  la plage sur cette partie de l’île déjà bien abîmé par l’érosion naturelle a été détruite et  tout cela s’est passé sur un site classé et protégé.

 

Not'e Bon Maire, Dodo Cadichon, interpellé par l’association qu’il a  reçu à la va vite le 19 octobre dans sa pharmacie, a minimisé les faits, en expliquant que de toute façon il « était le seul à décider ». Dont act ! Mais voilà l'île aux oiseaux est un espace protégé, classé et il était hors de question que cette déplorable action soit passée sous silence. 

 

Ce soir en Conseil Municipal, Pierre Pradayrol, conseiller municipal d’opposition, et ses collègues de l’opposition, indignés par de telles pratiques ont demandé des explications au maire de La Teste de Buch sur les agissements de son adjoint en charge de la protection de l’île aux oiseaux.

 

Pierre Pradayrol a ainsi demandé  : « M. le Maire, vous êtes responsable d’un gâchis certain mais pour quel dessein ? Pas un seul usager du bassin ne pourrait penser un instant que ce matériau fait d’argile et surtout de sable  pourrait servir de matériau de terrassement. A quoi servait-il de détruire ce milieu naturel pour un bénéfice nul par rapport à l’objectif recherché, la consolidation des quais? Pourquoi commander cette intervention un samedi ? Pourquoi avoir fait fi de la présence certaine et inévitable d’AOTistes sur l’île ? Nous attendons vos explications ; manifestement nous n’arrivons pas à comprendre les raisons d'un pareil saccage programmé. »

Et là les visages ont blêmi. Monsieur Biehler était absent du Conseil Municipal comme par hasard ! Le Maire a vaguement expliqué qu'il ne savait pas, qu'il n'était pas au courant, qu'il allait samedi voir sur place ... Comment ne pouvait-il pas être au courant de ce que son adjoint avait fait ? Comment un Maire ne sait-il pas ce que font ses équipes ?  Il faut dire que la quasi totalité des élu(e)s de la majorité ont appris la nouvelle en même temps que le public médusé, venu assisté au Conseil Municipal. Monsieur le maire a bredouillé ne sachant plus quoi répondre ... L'acte est avéré ... 

 

L’association des inscrits maritimes pour la protection de l’île aux oiseaux demande que Monsieur Biehler  soit démis de son mandat d’adjoint sur le patrimoine et ne soit plus en charge de la protection de notre île aux oiseaux dont il a semble-t-il une idée bien curieuse ! Le Parti Socialiste de La Teste de Buch demande sa démission pour manquement avéré à ses fonctions ...


La Ville de La Teste de Buch vient d'inventer la pêche à pied au bulldozer... décidément il faut impérativement que le Maire de La Teste de Buch et son équipe arrête d'avoir des idées ! 

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Par Marie-Christine Darmian-Gautron - Publié dans : La Teste de Buch - Communauté : Bassin d'Arcachon
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Mercredi 21 octobre 2009

 

Le sujet est d'actualité et nous concerne tous dans notre quotidien. Que serait notre vie quotidienne sans les collectivités territoriales ? Posez vous la question ? Posez vous un instant et regardez de près la réforme que nous propose le Président de la République, sortez les oeillères que l'ont veut vous poser sur le front pour vous empêcher de voir la réalité. Je vous livre pour information le communiqué de presse d'Alain Anziani, Sénateur de la Gironde et Président du l'UDESR de la Gironde. 

LE CHEF DE L’ETAT N’A PAS DE LEÇONS À DONNER AUX COLLECTIVITÉS TERRITORIALES
 

Dans son discours de Saint-Dizier, le Chef de l’Etat a confirmé sa volonté d’engager une réforme des collectivités territoriales. Quatre projets de loi seront dès demain soumis au conseil des ministres.
 
Dans sa charge contre les élus locaux, le Président de la République oublie de préciser que l’abyssal déficit français est dû pour 80% au laisser-aller de l’Etat. Depuis les grandes lois de décentralisation, les communes, intercommunalités, départements et régions sont gérés avec une rigueur qui échappe à l’Etat, contraint de s’endetter pour financer son fonctionnement. Avec 73% des investissements publics et donc seulement 27% pour l’Etat, ce sont également les collectivités locales qui tirent la croissance et l’emploi de notre pays. Le plan de relance, annoncé à grand coup de trompette, n’existerait pas sans l’effort des collectivités décentralisées.
 
Pourtant, au lieu de s’en féliciter, le gouvernement se plaint de ces dépenses sans lesquelles, nos habitants seraient privés de crèche, d’écoles, de collèges, de lycées, d’action sociale ou de formation professionnelle.
 
Il fait preuve en outre d’une totale hypocrisie. Le Gouvernement oublie de mentionner qu’il fait constamment les poches des Régions et des Départements. Par exemple, incapable de financer la LGV qui relève portant de sa compétence exclusive, il impose aux collectivités d’apporter la moitié des financements. Ou bien il crée généreusement le RSA en en transférant la charge aux Départements ;
 
Quant au conseiller territorial, monstre à deux têtes, le projet de loi nous fait retourner trente ans en arrière, à l’époque, où les Régions n’étaient qu’un conglomérat d’élus issus d’autres collectivités. Dans tous les pays européens, les Régions sont nettement identifiées comme des institutions mettant en œuvre les grands choix qui engagent l’avenir : innovation, recherche, enseignement supérieur, développement durable. Demain, cette vision disparaîtra dans une concurrence entre cantons d’autant plus féroce qu’elle subira la loi d’airain d’une élection à un tour. Mais, inversement, le Département, échelon de proximité, sera promis à la disparition annoncée par la commission BALLADUR.
 
En fait, comme le montre l’incroyable improvisation de la réforme de la taxe professionnelle, le gouvernement n’a qu’un objectif : renforcer le pouvoir de l’Etat UMP, détruire ce contre-pouvoir local, insupportable aux yeux d’un souverain qui préfèrent des vassaux à des interlocuteurs.
 
Plutôt que de recentralisation, notre pays a besoin de libérer les énergies locales. En quoi l’Etat est-il aujourd’hui qualifié pour donner des leçons aux collectivités locales ? Ni en matière de gestion, ni en matière d’innovation ou de développement durable, ni en matière de service public, ni évidemment en matière de transparence et de refus de toute combinaison politico-familiale. Pour reprendre confiance, notre pays a  d’abord besoin d’une réforme de cette culture politique qui s’étale, pitoyable, chaque jour devant les yeux d’une population à la recherche d’emploi, de logement ou de pouvoir d’achat.
 

Alain ANZIANI
Sénateur de la GIRONDE
Président de l’Union départementale des élus socialistes et Républicains.

Par Marie-Christine Darmian-Gautron - Publié dans : aux pensées citoyens - Communauté : Les blogs citoyens
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Jeudi 15 octobre 2009
Il n'est jamais facile lorsque l'on s'engage en politique de se confronter au débat, de se mettre en danger, de se frotter aux mots des autres. Ce soir, dans la salle Pierre Cravey à La Teste de Buch, Christian Cailleau et Pierre Pradayrol, conseillers municipaux testerins d'opposition, militants du Parti Socialiste, avaient décidé de se plier à cet exercice difficile du débat citoyen. La salle n'était pas pleine à craquer mais qu'importe puisque les 70 personnes qui avaient fait le déplacement malgré le petit vent frais du Bassin étaient venues pour écouter, échanger, revendiquer, mais surtout poser leur pierre à l'édifice de la vie testerine. Ils étaient venus en citoyen.

Et le débat a eu lieu, calme, constructif, sur l'essentiel de ce qui fait notre vie, le quotidien, le présent et l'avenir. Sans complaisance ni pour le présent, ni pour le passé, les élus ont fait le premier bilan de leur action municipale. 12 conseils municipaux durant lesquels ils ont voté les délibérations qui posaient la continuité des actions bouclées par l'ancienne équipe de Jean François Acot-Mirande et les délibérations purement techniques qui permettent le fonctionnement quotidien. Ils ont revendiqué l'opposition ferme à toutes les régressions et abandons voulus par l'équipe de Jean-Jacques Eroles, bien que soulignant qu'elle n'avait d'équipe que le nom tant les tensions, vacheries et autres coups fourrés sont légion dans la majorité municipale actuelle. 

Ils ont souligné le travail accompli par l'ensemble des élu(e)s municipaux d'opposition, expliquant qu'ils n'étaient que la partie visible d'un iceberg de mécontentements, de déceptions et d'inquiétudes. Le constat est navrant. Notre Ville est mise sous cloche, il ne s'y passe plus grand chose si l'on en juge les demi-pages consacrées à La Teste de Buch dans notre quotidien régional préféré.  Ils ont rappelé des vérités qui vont certainement appuyer là où ça fait mal. La construction et la réhabilitation complète du Foyer Saint Georges qui avait été montées, lancées, financées avant l'élection de JJ Eroles, la construction de l'école Gambetta qui avait été montée, lancée, financée avant l'élection de JJ Eroles. Mais aussi toutes les actions désastreuses de la nouvelle municipalité : l'urbanisation complète de Clair Bois et de la Pinède de Contaud prévue dans les préconisations du futur PLU, le projet de la Poste place Jean Hameau perdu dans les limbes, le centre Captal qui un jour s'effondrera tant il est délabré, l'auberge de jeunesse fermée, l'Oyat, contrat d'éducation partagée détruit ... 

Et la parole a circulé timidement, puis ouvertement.

Le premier sujet abordé a été la forêt usagère si chère aux Testerins et la négociation engagée par JJ Eroles avec les ayants pins pour revenir sur les droits d'usage. Pourtant le Maire de La Teste de Buch est LE représentant des Usagers et que son premier devoir est de les défendre. Mais comment s'étonner de cela lorsque le programme de Messieurs Espied et Biehler prévoyait la renégociation des droits d'usage en toute lettre.

Puis il y a eu l'inquiétude de voir disparaître le patrimoine bâti de la ville avec le projet annoncé aux enseignants de la disparition de l'école Jean Jaurés sous les coups de bulldozers, comme la destruction de l'école Gambetta dont seule la façade serait conservée pour faire genre.  L'ancien Bobo Club qui vendu par la mairie verra sur les gravas pousser un immeuble à 17,5 mètres au coeur du centre ville. Mais rassurez vous cela profitera à quelques uns ! La somme des intérêts particuliers à La Teste de Buch aujourd'hui fait l'intérêt général !

Puis est venu le sujet de la culture. L'évocation d'Alios où alors que la municipalité se glorifiait d'elle même, le pécheur du sculpteur Maero sur le rond-point du Port disparaissait sous les mauvaises herbes. Demandez donc à l'association de préfiguration du Musée sur notre patrimoine ce qu'elle devient ? La programmation culturelle qui devient théâtrale mais le Maire aime tellement le théâtre il faut bien lui faire plaisir, et puis vous le savez bien La Teste de Buch maintenant est la seule ville de France où l'on organise des "festivaux" ! 

A 21h00 passé, les mots s'échangeaient encore et le mal à "la Teste de Buch" était palpable. Il y aura en fin de débat une phrase de Jean François Acot-Mirande qui portera une vrai valeur de symbole : "J'ai reçu le 28 septembre dernier une lettre recommandée du Président de la Chambre Régionale des Comptes qui a examiné la gestion de mon équipe de 2004 à 2008. Il m'annonçait qu'il n'y avait rien à dire, pas l'ombre d'une remarque".

Comme quoi la réussite d'une équipe municipale se mesure à l'usage qu'en font les citoyens dans le temps. Cet été lorsque les anciens se réunissaient pour passer le temps sur les bancs de la place Jean Hameau, voulue et construite par l'ancienne équipe municipale, je me disais qu'elle avait trouvé sa place dans la ville et dans la vie. Le temps est le seul juge de l'action, le citoyen est la seule âme du quotidien.
Par Marie-Christine Darmian-Gautron - Publié dans : La Teste de Buch - Communauté : Bassin d'Arcachon
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Petites infos ... En bref

Autre temps autre moeurs
Il fut un temps à La Teste de Buch où le soir des voeux à la population le Maire et les élu(e)s partageaient le couvert autour d'une table conviviale avec le personnel municipal qui avaient travaillé ce soir là au service et à la préparation des voeux. La soirée se terminait ainsi par des échanges et des discussions entre les élus et ceux qui les aident à faire des manifestations où le partage est autre chose qu'un vain mot. Et bien cette année le personnel municipal s'est contenté du Directeur de Cabinet et du Directeur des Ressources Humaines ... le Maire et son équipe avaient préféré se retrouver au restaurant entre eux ... Autre temps autre moeurs mais qui rappelleront à beaucoup un temps où un cordon barrait la montée de l'escalier vers le premier étage du "Château". Quel dommage quand on sait comme moi combien cette cérémonie des voeux est et doit être un moment de partage avec TOUS.  

Un Festival ... "des Festivaux"
Ce qui est bien lorsque l'on fait le marché à La Teste de Buch, c'est que les nouvelles circulent. Je ne reviens pas sur la désastreuse boulette d'un élu testerin qui aura pris quelques libertés avec le français et qui a transformé les festivals en "festivaux" lors d'une prise de parole publique  ... ça peut arriver à tout le monde ... mais par contre chercher sur la tête des employés de la commune la responsabilité de cette boulette en vérifiant si l'auteur du discours n'avait pas fait intentionnellement la dite boulette pour ridiculiser l'élu ... là je trouve ça minable ... mais ce n'est que mon avis. L'erreur est humaine ... mais le courage manque à certain c'est indéniable ... 

C'est dommage !
Ce matin en ouvrant la page d'accueil du site de la Ville de la Teste de Buch ... plus de FORUM .... il a disparu ... il était déjà fermé depuis la fin du mois de mars et bien maintenant il n'existe plus ... Fini les échanges libres sur ce site qui avait décidé d'être une tribune libre pour que les gens puissent donner leurs avis sur notre commune dans les règles du respect des autres. C'est fini ... plus d'avis, plus de commentaires, plus d'échanges ... une seule parole ... la voix du maître c'est plus confortable !
Une petite pensée pour la démocratie participative ...

Petite déconvenue
C'est le nouveau maire de La Teste qui a dû faire grise mine pour son entrée au SYBERVAL ... Là où ses collègues étaient élus à l'hunanimité ou presque lui a vu 15 votes blancs arriver dans l'urne lorsqu'il s'est porté candidat pour remplacer Jean François Acot-Mirande au poste de Vice-Président ...
Lu
dans Sud-Ouest édition Bassin d'Arcachon le 8 mai 2008

Greenpeace rebaptise Gujan_mestras "OGM Ville"
Les militants ont choisi Gujan-Mestras car Mme des Esgaulx est l'un des 3 députés UMP du département à avoir voté en première lecture en faveur du projet de loi sur les OGM.
Claude Canellas Reuters


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