Il ne m'arrive que peu d'écrire sur les médias et la presse. Vous ne m'entendrez que très rarement porter un jugement sur tel ou tel média et encore moins sur tel ou tel journaliste. J'ai toujours eu beaucoup de respect pour ce métier que j'ai exercé il y a bien longtemps et où j'ai rencontré des hommes et des femmes qui restent et demeurent des "maîtres" pour l'arpète que j'ai toujours été. Les journalistes ne sont pas tous à mettre dans le même panier, il y a comme partout les bons et les autres.
Depuis le début de mon cheminement professionnel en 1987 j'ai toujours cotoyé les milieux de la presse, journalistes compris. J'ai appris quelques fois à mes dépends les ficelles du métier, mais j'ai surtout toujours eu à l'esprit l'importance de la mission que ces transporteurs - commentateurs d'informations avaient à assumer.
J'ai commencé cette "carrière" de scibouillard à la Maison Sud-Ouest. Je me souviens d'une rencontre avec Jean-François Lemoine qui reste pour moi un grand monsieur et avec qui j'avais beaucoup de plaisir à échanger sur la course du monde lorsque nous nous rencontrions. C'est grâce à lui et à un concours de circonstances paternel que je me suis retrouvée en 1987 à écrire dans les colonnes de notre quotidien régional. J'ai encore quelque part la coupure de presse de mon premier article sur le voyage sportif de mon club de judo créonnais. C'est comme cela que ça a commencé. Puis il y a eu le service des sports du journal et l'agence de Libourne où j'ai passé certainement les moments les plus étonnants de ma petite vie de journaliste en herbe. Bien sur il y a eu aussi les aventures de Radio 100 avec Alain Darmian, de TV Sports à une époque où nous étions payés au résultats sportifs transmis ... et tant d'autres aventures qui sont de si bons souvenirs.
Je vais faire ancien combattant mais qu'importe. J'ai toujours défendu bec et ongle ce métier que j'aime même parfois en prenant dans les gencives des réflexions pas très sympas. J'ai toujours fait cela parce que je ne supporte pas que l'on puisse, dans ce cas comme dans d'autres, dire "tous pourris". J'ai toujours considéré que nous avions notre part de responsabilité dans les dérives de la presse. Nous avons la presse que nous méritons !
Ce matin en ouvrant mon quotidien régional préféré; je suis une abonnée fidèle depuis des années, je vois en page 13 dans les indiscretions ... "Le président du Comité Départemental du tourisme et maire de Créon, Jean-Marie Darmian, devait rentrer hier soir de Roumanie où il a séjourné douze jours pour un voyage d'études avec le Conseil Général".
Le fait est que je connaîs bien le Président du Comité Départemental du Tourisme et Maire de Créon puisque c'est mon pére depuis presque 40 ans ... Il ne me dit pas tout et c'est normal, mais il me semblait bien qu'il avait pris l'avion mardi dernier avec ma mère pour un voyage entre amis, dans des contrées qui n'avaient pas grand chose à voir avec la Roumanie. Ils étaient en vancances, pas en Roumanie, ni depuis 12 jours et encore moins en voyage d'études du Conseil Général de la Gironde.
Vous allez imaginer que je suis mauvaise langue ... mais lorsque j'étais journaliste, et cela ne m'a quitté, je vérifiais toujours mes informations avant de les porter à la connaissance de tous. Je ne sais pas qui a pondu cette annerie dans les colonnes de mon quotidien régional préféré. Je ne veux pas le savoir mais je vais quand même chercher qui a bien pu donner cette fausse information et pourquoi. J'ai ma petite idée ... je vais la ranger dans un coin de ma tête. Je suis un peu comme la mule du pape.
Je ne dirais qu'une chose ... Lorsque l'on manie le off, le on, l'embargo et toutes les techniques des relations presse il faut avoir les oreilles bien nettoyées, la vue bien aiguisée et la bouche en mode réflexion avant de parler.
Les faits sont sacrés et les commentaires sont libres ! Pour être sacrés les fait doivent être vérifiés. Dans la rédaction de mon quotidien régional préféré il y a encore des journalistes qui connaissent la portée de cette devise mais la question n'est elle pas de savoir si il leur reste les moyens de l'appliquer au quotidien ? Manier la plume du bruit qui court peut conduire dans des dérives qui n'ont plus rien à voir avec l'information !
Pour finir sur une note d'humour je vous préviens en avance pour les indiscretions de la semaine prochaine : la famille Darmian au grand complet s'envole pour l'Italie, pays de nos racines, pour quatre jours de fête familiale et de retrouvailles. C'est le scoop du jour !