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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 13:05

Depuis la nuit, les défenses s'étaient organisées. Il faut bien dire que la forteresse menaçait de tomber, tout s'était transformé en gigantesque fourmilière, véritable volcan en ébullition. Au premier jour, pourtant La Raison avait prit la tête de la coordination. Cela  faisait si peu de fois qu'elle se retrouvait confrontée à une menace, un danger, une envie mais qui cette fois semblait être bien plus dangereuse car confrontée à la bataille entre le rêve et la réalité.

 

On entendait "Des Mots" se perdrent dans la nuit. La belle affaire, comment aurait-elle pu les reconnaître si elle les avait croisé. Certes certains avaient tinté différemment à son oreille et ils ne se cachaient plus, et bravaient avec arrogance La Raison perplexe.  La menace était là palpable, ils étaient bien plus nombreux sans doute qu'elle ne pouvait l'imaginer mais comment savoir qui ils étaient et surtout où ils étaient. Ils avaient paradé sans vergogne accompagné de leurs vestales inaccessibles, beautés limpides, images de leurs rêves qui n'étaient pas elle. Qui pouvait bien être ces Mots, d'où venaient-ils, qui les conduisaient ?

Elle avait rameuté le plus de monde possible pour ne pas voir leurs efforts de ces derniers mois mis à mal par une poignée de Mots de grands chemins, pourtant si délicieux. L'organisation, c'était son truc à La Raison, faire des courriers, expliquer, chercher des volontaires, ah comme ça l'énervait, surtout quand ses courriers restaient sans réponses. Et là pfff un coup de vent, une toile et des Mots partout, menés par une force invisible et fantasque.

 
Il fallait réagir, reprendre aux Mots, l'esprit, rester lucide. Une guerre des nerfs commençait pour La Raison. Essayer de faire plusieurs groupes pour pouvoir travailler à tour de rôle, plus le temps passait et plus La Raison pensait que ce n'était là qu'une utopie. Il était si facile de se replier sur la petite vie et attendre qu'un autre rêve passe le temps d'un mot.


La Raison aurait voulu pouvoir faire son pain, remplir sa taverne pour enfin pouvoir partir pendant un temps indéfini. Elle n'avait plus bougé depuis son installation et ça commençait vraiment à faire long. Elle était restée pour aider à sortir d'une faillite qui se profilait pour ne pas dire qui avait commencé.


Voilà l'état d'esprit dans lequel elle était depuis maintenant quelques jours, la fatigue n'aidait franchement pas et sa patience était mise à l'épreuve chaque nuit. L'attente insoutenable, entre l'espoir qu'il ne se passe rien et l'envie d'en découdre une bonne fois pour toute.

 
Elle aurait aimé, n'avoir rien d'autre en tête que de profiter de la chaleur réconfortante d'une idée. L'air était encore frais, la nuit et le vent les accompagnaient sur leur chemin de songes.  La Raison resserra sa cape autour d'elle, gardant la main sur le manche de son épée, à l'affût du moindre bruit suspect. Le silence pesait au fur et à mesure que les heures défilaient.

 

Rien ... l'attente est plus dure à supporter. si le rêve doit mourir autant que ce soit demain ! 

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 01:00

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J'essaye chaque année de voyager : pas toujours facile pas toujours aisé. Mais comme dirait l'autre "les voyages ont toujours formé la jeunesse" et donc J'aspire, je l’avoue,  à demeurer dans l'espérance de la jeunesse. Et donc je voyage.  

De l'Afrique où j'ai trouvé les racines de ma différence à Montréal cet hiver où j'ai retrouvé mon petit frère parti en pèlerin chercher son avenir ; j'ai appris comme dans ce poème merveilleux de Louis Aragon que "j'arrive où je suis étranger". C'est ailleurs que l'on découvre que l'essentiel est bien là où nous sommes. 

 Rien n'est précaire comme vivre, dit le poète, rien comme être n'est passager, c'est un peu fondre comme le givre et pour le vent être léger, j'arrive où je suis étranger. 

 Lorsque l'on voyage on mesure la précarité de notre quête sans cesse remise à nos doutes. C'est éphémère puisque l'on découvre que là où nous avions des certitudes il y a bien souvent des interrogations. 


 Lorsque je suis partie rejoindre mon petit frère à Montréal j’avais des certitudes. J’allais trouver une contrée où la France est la grande sœur, la langue celle de notre pays, petit bout de résistance forcenée au milieu de l’Amérique immense et tentaculaire. Je ne pouvais pas être étrangère là-bas. Ah ! Les certitudes ! En fait point ici de « chez moi ». En revanche j'ai touché du doigt la réalité de cette phrase "j’arrive où je suis étranger." J’ai mesuré à quel point un simple bout de papier agrafé dans un passeport pouvait changer une vie et faire de vous quoiqu’il arrive un étranger tant que ce bout de papier est accroché mais qui vous transforme en indésirable lorsqu’il vous est enlevé. 


Etranger nous le serons tous un jour et souvent pour moi je suis étrangère même en étant dans un lieu connu quand je vois ce que fais ma France. Forte de cette expérience qui m’a laissé quand même une certitude c’est que l’on est bien heureux chez soi ; je me suis demandée comment l’on peut être toujours étranger quand on arrive ailleurs même lorsque l’on est en terres connues. 

 

Tous les indicateurs le montrent il y a aura toujours des mouvements de population. Le Xénos pour les grecs avait plusieurs sens. Il était l’hôte que l’on reçoit chez soi sans contrepartie mais aussi le « Barbare » celui que la civilisation grecque n’avait pas touché et que l’on combattait. Mais nous sommes aussi tel le Garib des Arabes.  Nous sommes l’étranger avec lequel on partage le pain et le sel et qui peut devenir un ami potentiel. 

 

L’étranger, il vient d’ailleurs même si on est semblable.  Il ne fait pas partie de notre famille même si on pourra le  reconnaître après comme tel. Il nous est inconnu et tant qu’il le reste il arrive toujours là où il est étranger.  J’ai lu que le petit enfant de 8 mois s’effraie toujours lorsqu’un visage autre que celui de sa mère s’approche et que cela ne se manifeste que vis à vis d’un autre humain et pas pour un animal par exemple. Il est dit dans cet article que l’angoisse devant l’étranger intervient donc quand l’autre est à la fois semblable et différent.  

 

C’est sans doute là idéaliste que je veux voir ma volonté de citoyen. Nous sommes sensés dépasser les apparences en hommes et femmes instruits que nous sommes. C’est là que devrait arriver la force de passer outre les constats. Mais la réalité du monde tort les bonnes intentions. Il arrive souvent que le simple constat d’une différence devienne celui sournois de l’illusion d’une supériorité. 

 

Jean-Bernard Pontalis, psychanalyste et philosophe français écrit que le « le sentiment de supériorité vient de la notion de projection : tout ce que je veux ou ne peux admettre en moi de mauvais, de coupable, de dangereux, je le mets au dehors, je le dépose en l’autre. Le conflit, la violence, le pulsionnel, je l’expulse hors de moi et le situe dans l’autre. Et si j’arrive à expulser cet autre, à le rapatrier dans son pays, à l’enfermer ou à le tuer, je pourrai peut-être avoir l’illusion pour un temps au moins, de m’être débarrassé du mauvais. On voit là comment naissent les guerres. » 

 

Freud demandait que ces pulsions égoïstes se transforment en pulsions sociales, de culture, d’éducation, de civilisation. Si nous avons trouvé la solution pour être et ne plus arriver là où nous sommes étrangers pourquoi avoir cette inquiétude quand l’étranger arrive ?  

 

Le risque c’est de faire entrer un fantasme dans la réalité qui entraîne des désastres.  Je me suis souvenue des vielles images de la propagande nazie de la seconde guerre mondiale que j'ai pu voir dans mes livres d'histoire.  Les autres y étaient interprétés comme des êtres bizarres, menaçants, … étrangers. Ils étaient étrangers, étranges aussi sans doute, et la mission salutaire des tenants du fascisme était de les éliminer. Ils faisaient naître sur l’autre le fantasme de la menace pour persuader de sa réalité.  

 

Les hommes restent et demeurent des hommes et ils finissent toujours par arriver là où ils seront toujours étrangers.  L’Histoire est bien un éternel recommencement. Notre devoir de citoyen n'est il pas alors qu'elle ne renouvelle pas l'horreur ? Notre devoir de mémoire n'est il pas de se souvenir et de regarder avec plus de lucidité et d'esprit critique ce qui nous entoure ?  

 

J’ai la lucidité de me savoir humaine et j’arriverai sans doute bien souvent encore où je serai étranger.  Alors un mot d’espoir, ces quelques lignes d'un derviche des steppes d'Anatolie : 


 

 « Venez et faisons connaissance

 Rendons aisé le malaisé, 

Aimons et tachons d’être aimé, 

Ce monde n’appartient à personne. »

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 21:51
PaulDURAND-LaPetiteFilleAuxAllumettes-3-1981
La période des fêtes de Noël et de la nouvelle année a cela de merveilleux que tout devient possible ... même si c'est le temps d'un rêve comme celui de la petite fille aux allumettes du conte de Andersen.  Faites appel à vos souvenirs d'enfant, petite ce conte me faisait pleurer et il fallait toute la tendresse de mamie ou maman pour arranger l'histoire et finir par faire naître un sourire dans mes yeux et un espoir sur mon sourire. 

L'histoire se déroule la veille du jour de l’an ; la petite marchande d'allumettes en guenilles erre dans les rues enneigées d'une contrée neigeuse et glaciale du nord sans trouver aucun acheteur. Cette petite exploitée par son père qui la battra si elle ne vend aucune allumette, s'arrête un moment pour se réchauffer en craquant une allumette. La petite émerveillée par la flamme lui fait penser à la lueur d'un poêle. Mais l'allumette se consume et elle décide de craquer une à une les allumettes de son paquet pour qu'elle puisse continuer à rêver à une vie plus chaleureuse. Elle aperçoit alors sa grand-mère disparue il y a bien longtemps,  à ses côtés et allume le reste des allumettes pour qu'elle reste avec elle. Les deux personnes s’envolent dans ce rayonnement en oubliant leurs maux. Le lendemain, on retrouve la petite fille morte de froid mais avec un grand sourire.
Ce conte évoque la misère du 19ième siècle de façon assez dure et cruelle comme seuls contes d'enfants sont capables de la faire apparaître dans un nuage de paillettes et d'espoirs. Le monde de la richesse et de l'opulence d'un coté où les lumières aux fenêtres, la chaleur d'un poêle décoré, le repas délicieux avec l'oie rôtie, farcie de pruneaux et de pommes et le merveilleux sapin de Noël sont les privilèges de certains. Et de l'autre côté, celui de la misère de cette enfant, perdue, qui a faim et froid, maltraitée et ne portant que des vêtements usés. Ce conte auquel je pense en ce jour des souhaits et des merveilles a certains échos que je ne peux m'empêcher de rapprocher des quotidiens de tant et tant de gens autour de nous. 

Pensez y ... 

Que 2011 soit une belle année pour vous et ceux qui vous sont chers, qu'elle vous apporte la douceur des jours heureux, c'est ce que je souhaite du plus profond de mon coeur ... Mais sans doute ai-je assez de lucidité pour savoir que 2011 ne sera pas l'année des lendemains qui chantent .

Je regardais ce midi les enfants en me disant que j'aimerai leur laisser un monde plus beau que celui qui s'annonce. Proust écrivait dans "Les Plaisirs et les Jours" que "l'Espérance est un acte de foi" ... Je vais donc y croire encore plus fort ! 

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 02:47
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Est-ce la magie de Noël ou simplement le hasard d'une rencontre ? Au détour d'un chemin blanc de neige, au détour d'un silence sans faille, il était là. 
Au loin il semblait bien que le bruit avait gagné le combat, comme si le silence avait dû se taire, ailleurs mais pas ici.  Il était là, homme improbable au milieu du Mont Royal, laissant, comme survolant le monde, passer les skieurs de fond, les randonneurs ou les touristes comme moi. J'ai eu l'impression que rien ne pouvait l'atteindre ... il parlait avec les oiseaux. 
Hasard d'une rencontre au détour d'un chemin. Il était là la main tendue appelant les oiseaux du Mont Royal avec quelques miettes de pain prises dans sa besace. Les rêves ne sont que des poèmes que les silences façonnent plus sûrement que les bruits des tourments. Contempler la beauté n'est alors que silence, absolu et intense. Mésanges à tête bleues, rouges-gorges, passereaux voletaient autour de lui, rivalisant d'adresse et d'acrobatie comme pour lui rendre ce qu'il leur donnait. Il n'a pas dit un mot juste un sourire au coin de ses yeux. La neige crissait sous mes pas mais ne semblait pas toucher les siens. C'était irréel. 

Je ne sais rien de cet homme. Il ne m'a fait qu'un sourire lorsque les écureuils l'ont suivi comme les oiseaux sous les arbres chargés de neige. Je suis restée un peu interdite d'avoir déranger par ma seule présence son chemin. Il s'est alors retourné et m'a lancé avec un merveilleux accent québécois " je préfère parler aux oiseaux et aux écureuils qu'aux hommes, eux ils ont au moins gardé le sens du partage." 

Le sens de la vie, pour certains est source d'espoir, pour d'autres source d'angoisse. Certains s'en accomodent mieux que d'autres. Si la vie a un sens, ne peut-elle pas le perdre à tout instant ? Je suis certaine qu'il avait la réponse. 

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 20:39
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Ce soir j'ai envie de me poser et d'écrire, de vous écrire, vous qui êtes mes lecteurs, mes commentateurs, mes détracteurs, mes supporters. J'ai envie de mettre des mots car ce soir Aux Pensées Citoyen vient de passer un cap sur sa diffusion.
J'ai toujours eu du mal avec les "mots dits" et pourtant lorsqu'ils poussent pour se poser sur mes doigts ils viennent naturellement sur le papier ou le clavier. J'ai toujours eu le goût du secret et lover mes mots dans un cahier était une manière de dire les choses que je ne savais pas transformer en musique des sons. Que ce soit la colère, la peine, la joie, l'amour, la tendresse, la souffrance, la révolte, ils ont toujours été plus faciles à poser au bout de mon stylo que sur mes lèvres.
J'ai longtemps cru que ces mots que je posais, passant les mots comme on tourne les pages d'un livre, n'étaient que pour moi et ils ne devaient jamais sortir de mes cahiers d'écolière et d'adolescente. J'avais peur de leur force, de leur dénuement, de leur nudité, de leur clarté sur ce que j'étais. Ils sont le reflet de ce que je suis et ils ont la noirceur de mes démons ou la brillance de mes rêves, la colère de mes combats, la victoire de mes valeurs.
Il m'a fallu le regard des autres pour qu'ils voient le jour et s'offrent à la vie publique. J'ai alors pris conscience de leur force. Un jour j'ai osé poser pour mes parents une lettre écrite mille et une fois avant qu'elle ne naisse à la réalité. Je devais avoir une dizaine d'années et des maux plus profonds que les gouffres les plus sombres, ils étaient ceux d'une enfant. J'avais perdu mon premier Cèdre du Liban sans vraiment avoir le temps de sécher mes larmes. J'ai fait pleurer maman ce soir-là et papa n'a rien dit. j'ai mis parfois des mots comme ceux de cette lettre, réitérant les appels, persuadée que personne ne les entendait. C'était une vaine quête puisque tout était là, mais je ne le savais pas. 
C'est alors devenu un mode d'expression avec ceux que j'aimais ou détestais, tantôt excessivement teinté d'amour, tantôt pamphlet révolutionnaire que la Terreur n'aurait pas renié. Ils restaient dans un cercle intime, familial, dernier recours de mon espoir d'être et d'avoir. Et j'ai grandi, posant ici et là les mots sur des cahiers, des lettres, des poèmes. J'ai même commencé à écrire un roman qui est resté celui de l'inachevé puisque je n'avais pas assez de confiance pour mettre le point final. Et puis d'autres écrivaient et ils le faisaient si bien. 
Le premier pas que j'ai franchi aura été celui de la presse en écrivant mon premier article dans Sud-Ouest. J'avais 17 ans et de voir mes initiales en bas de l'article me remplit de terreur tant j'avais peur du jugement des autres. J'ai eu alors mon petit lot de lettres anonymes et j'ai compris qu'écrire était un pouvoir même à Créon, même à 17 ans, même sur une banale histoire de locomobile pour fouler la moisson. 
J'ai vu le poids de mes mots à l'école, leur pouvoir lorsqu'ils poussaient l'émotion ou la révolte de mes professeurs comptant les fautes d'orthographe. J'ai connu le pouvoir des mots portant la parole, celle de mon patron auprès des médias où tout était digne de la frappe chirurgicale et des dommages collatéraux. Celle de l'organisation des mots en système construit au cordeau où tout était stratégie. J'ai alors pris la mesure de la violence et de la réussite qu'ils pouvaient engendrer. 
J'ai alors rencontré les mots de l'engagement, celui de la décision d'écrire pour être lu et commenté. J'ai pris le risque de pousser les autres à prendre mes mots. C'est comme cela qu'"Aux Pensées Citoyen " est né le 1er avril 2008, il y a plus de deux ans. Au fil des pages, des billets, j'ai écrit, mettant le fond des choses sur la toile, les futilités comme les essentiels. Ce blog vit, il vit grâce à vous tous. Vous êtes des centaines à parcourir les mots et "Aux Pensées Citoyen !" atteint doucement mais sûrement son objectif : faire penser, faire parler, faire agir. Merci. 
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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 18:41

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Derrière les murs de la ville, que se passe-t-il, quel vacarme. Les pas frappent le pavé, juchés sur les talons et en haut des minis jupes. J'ai froid tout à coup, je serre ma veste autour de moi comme des bras qui protégeraient ma vie. Mes yeux sont aussi gris que le temps, perdus dans le lointain d'une semaine qui commence. J'avance sans vraiment réfléchir mais rêvant encore. 

 

Bousculade, monter dans le tramway, machinalement passer le badge sur l’horodateur et me mettre dans un coin. C'est pratique les transports en commun, c'est une fenêtre de plus sur la vie et le monde du quotidien. Je ferme les yeux, je n’entends plus rien, au loin cette musique entendue au détour d’un rêve il y a longtemps. Le sourire d’une enfant qui me tend la main. Je sourie, passe ma main sur sa joue. Elle rit regardant sa mère du coin de l’œil pour être sure qu’elle peut. Instant volé d'un petit matin, c'est si facile de lier les gens avec un bonjour et un sourire. C’est là, un sourire et c’est fini.

 

Je descends. Un regard discret pour laisser passer la rame qui crisse sur les rails du petit matin. Un petit signe de la tête d’une inconnue qui me reconnaît mais je ne sais pas, je ne me souviens plus. Je lui souris d’un air entendu … « On s’appelle plus tard ? » Un signe de la tête et ni vu ni connu .. . j’ai échappé à la discussion. 

 

Je replonge dans mon rêve, cachée dans les lignes de mon journal … La CUB renoue avec la MOUS pour aider les ROMS … Parfois je doute et puis je regarde l'action et je me dis que même si elle est infime, c'est bien avec les petits ruisseaux que l'on fait de grandes rivières. Espérer ! Je ne sais pas, il faudra que je regarde le dossier de plus près. J’ai tellement de chose à regarder de prés. Bah pas maintenant. 

 

Je saute sur une autre ligne... "Mange Prie Aime" … Tiens c’est moi ça … il manque "Travaille" … j’esquisse un sourire. C’est bien moi ça, bon le sourire de Julia Roberts en moins … Elle a divorcé dans le film, remis sa vie en jeu … Bon moi non. Mais on va pas chipoter pour si peu. Elle s’en va et change de vie au bout du monde. J’ai fait ça … En Afrique, un jour d'été 2003, un petit peu mais j’ai fait. Le plus dur c'est de revenir et de faire ici, trouver les gestes, les paroles, les actions. Là encore espérez et croire. Pour une laïque je trouve que je crois beaucoup ! Et puis oui, j'y crois en ce triptyque qu'est la République. Après tout Liberté Egalité Fraternité c'est mon Graal.  

 

Aventure urbaine, elle est loin ma petite mer de Buch. La ligne d'après, le projet du Leclerc sur La Teste accepté par la Commission Nationale d'Aménagement commercial. J'imagine bien la suite. Pas si loin que cela le Bassin. Les questions fusent. A coté de moi deux personnes lisent par dessus mon épaule et commentent à mi-voix. "C'est une bonne chose tu crois ce Leclerc ? C'est que ça va commencer à faire beaucoup pour les commerçants du centre et les petits centres commerciaux dont celui des Miquelots. Et Cazaux tu crois qu'ils finiront par l'avoir le leur ?" L'autre ne réponds pas, fais un signe de la tête et lève les yeux au ciel. " J'ai déjà du mal à faire mes courses pour la maison, un de plus un de moins c'est toujours les mêmes qui se remplissent les poches". Silence. La réalité tombe. 

 

Il arrive, tient il est silencieux. Ah forcément si je n’enlève pas mes oreillettes ça ne va pas le faire. C'est étonnant le nombre de gens qui dans ce tram se coupent du monde pour rester dans le leur. Re bousculade, re badge sur l’horodateur … Enfin, envie d’ouvrir les yeux… C’est un lundi comme tous les autres. 

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 09:59

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Ce qu'il y a de bien dans les amitiés c'est qu'elles sont imprévisibles et souvent à l'improviste au détour d'un petit rien qui sème. Depuis vendredi j'ai la chance extraordinaire de vivre de tels moments même si parfois la dure réalité de la vie me rappelle à l'ordre et m'empêche de profiter pleinement de ces moments là. C'est ce que j'appelle l'alchimie des petits bonheurs ! Dans la vie j'ai toujours cultivé les cercles, sortes de bulles qui ne se percutaient jamais pour ne pas être réunies et un jour j'ai eu envie de créer et d'ouvrir grand les portes.

 

Il y a d'abord les amis d'enfance, ceux de Créon, de Sadirac, de Vayres, Libourne, là où j'ai grandi et appris à marcher debout. Là les amis se mélangent avec les souvenirs d'enfance, ceux de l'école communale, du collège, du lycée. Il y a le trio immuable formé avec Sandrine et Hélène. Nous avions en commun des parents engagés dans la vie, les uns dans l'école, les autres dans la vie publique. Nous avions des complémentarités étonnantes. Sandrine était d'un calme à toute épreuve, image sortie des albums de Sarah Key, Hélène était un cyclone qui bousculait tout sur son passage. Moi forcément j'étais sage vous imaginez bien, le Bon Dieu sans confession mais juste une idée par seconde. Je revois chaque visage au détour d'une arcade, d'une fête de la Rosière, d'une kermesse de l'école. Elles sont les symboles de la vie qui grandit et avec elles le souvenir des jours d'insouciance où la seule chose qui comptait, était d'être à la hauteur de la Gloire de nos pères et de la patience de nos mères. C'est là qu'il y a les fondamentaux, les sourires de Jean, Katia, Isabelle, Eric, Stéphane, Cécile ... C'est une Maison bleue au sommet de la colline ... et j'ai la clé ! 


La fac de Droit, le CEPAG à l'IEP auront par la suite apporté leur lot de rencontres et de partages. C'est l'époque de la recherche d'un avenir. Il n'aura pas toujours été fait de succès mais a laissé des traces indélébiles d'amitiés sans faille. Pierre, Arnaud, Marie-Laure, Claire, Marc, Manu, Babeth, les copains d'une tranche de vie où l'on a su se regarder construire et poser les fondations de nos chemins.

C'est l'apprentissage de ce métier de journaliste que j'aimais tant faire à l'Agence Sud-Ouest de Libourne ou au service des Sports. C'est là qu'est né cette indéfectible volonté d'exercice de l'esprit critique, de la recherche de la compréhension du monde, de la recherche de l'information vérifiée. J'ai eu là, la chance de croiser les Christophe, Jean-Marc, Antoine, Claude, Alain, Laurent,  Sophie, Murielle, Yannick, Jean-François, David, Thierry, Pierre et tous ceux avec qui j'aime toujours batailler pour que l'info reste celle de la vérité. Des amitiés nées dans les reportages, les sujets, les crises, les batailles, les faits div, les tempêtes et l'hémicycle du Conseil Général ... Pas de mensonges avec eux, jamais de langue de bois, sans doute là, la clé de la réussite de 15 ans de métier. 

 

C'est aussi les premiers pas et les premiers croches pieds du monde politique mais est ce si important que cela tant que l'on garde en soit la véritable raison de l'engagement ? J'y ai trouvé de fidèles compagnons de route qui m'ont mené à La Teste de Buch ou que j'ai découvert en arrivant ici. Ils sont justes, droits, sans concession pour la facilité, les convictions chevillées au corps. Ils ne sont pas tous des camarades du Parti Socialiste, quelques fois des adversaires farouches mais restent des amis parce que l'intelligence en politique c'est de savoir être tolérant et écouter même ceux qui ne pensent pas comme vous. L'amitié n'est pas une affaire de tambouille mais bel et bien un engagement et celui de la chose publique devrait l'être tout autant. 


Viendra ensuite les amitiés des petits bonheurs, celles des fous rires et des larmes. Sof, Mumu, les Mimis, les Florence's, Chantal, les Isabelle's, Eliza, Fransceca, Valerie, Adeline, les garçons qui supportent, pas toujours en silence, cette belle équipe qui ne cesse de refaire le monde et les rêves. Et lorsque les bulles se rencontrent ça éclate comme autant d'étoiles dans un ciel d'été comme durant ce merveilleux week-end sur notre Petite Mer de Buch. Que dire de plus si ce n'est que chaque pas sur le chemin doit laisser une trace légère. C'est l'alchimie des petits bonheurs ! 

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 20:46

IMG 2796Lorsque le soleil brille, que les enfants courent et posent mille questions sur les chemins qui sentent bon la noisette ; que leur pas réveillent les dernières feuilles perdues par l'hiver, rien ne peut vous faire imaginer que le bonheur n'est pas une chose simple. Leurs mains glissées dans la mienne, un de chaque côté, cachés sous leurs bonnets, emmitouflés dans leurs anoraks pour braver le vent encore un peu frais, ils écoutent l'histoire. Et je deviens passeur de mots. 


Il était une fois ... combien de fois ces mots magiques m'ont transportés au-delà des mondes réels où j'ai construit des châteaux à toucher les nuages, combattu des dragons plus féroces que mille tempêtes, jurant fidélité à la liberté, mon graal et ma quête. Ces espaces de liberté je les ai tant cultivés comme des trésors que rien ni personne n'aurait pu les voler. A l'époque, la 4 voies menant à Libourne n'existait pas. Le hameau de Cenau à Vayres était notre île comme la Pimpine à Sadirac était notre Amazone. Nous avions la vie devant nous et, bien l'intention de la rendre belle et insouciante. 

Chaque fin de semaine et pour les vacances, les aventures prenaient des airs de réalité fantastique où les champs, les vignes, les bosquets devenaient les écrins d'histoires simples qui gardent encore le goût des roudoudous à la fraise ou à l'orange dont nous avions les poches pleines. Combien d'aventures avons-nous vécues ? Elles ne peuvent réellement se compter tant elles se sont dissoutes dans le fantastique imaginaire de l'enfance. L'émotion me guette au coin du coeur en évoquant chaque parcelle de ces rêves même 35 ans après.

Nos vélos n'avaient rien des VTT d'aujourd'hui, mais nous avions le panier de victuailles savoureuses préparées par nos grands-mères véritable rations de survie des gourmands de la vie. Nos escapades n'avaient rien des vacances des centres de loisirs qui n'existaient pas et nous devions créer nos propres découvertes du monde des secrets. Il y avait encore des Demoiselles, ces escargots habillés de jaune et blanc que nous élevions soigneusement cachées dans les tuperwares de maman sous les lits. Il y avait la chasse aux sauterelles qui l'été venu faisaient les grâces sur les transats des herbes folles et des foins.  

Il y avait les apprentissages, les rituels du champ du rossignol qui émerveillait à nous saouler les soirs d'été, les nuits blanches sous les draps avec la lampe torche pour grappiller encore une page des Bob Morane de nos pères piqués dans le grenier. Il y avait les crises diplomatiques où le seul garçon de la bande des cousines faisait sa valise parce qu'il en avait marre des filles. Il y avait les fous rires lorsque nous inventions des spectacles rocambolesques pour le retour des parents. 

Chaque mot passe à l'autre et, les visages s'animent. Hélène, Isabelle, Claire, Marie, Vinouche, Marie-Laure, Audrey, Titi, petite bande terrible qui faisait le ciment de mon enfance où en aînée je régnais en reine douairière prenant le spectre de mon enfance partie plus vite que celle des autres. Dans ce monde d'enfants choyés et chéris où Adeline, Christophe, Rémi, Benjamin, Silvain, Fanny, Sophie, Laura, Lucie, Mélanie ont pris le relais, les maîtres veillaient, parfois intervenants parfois spectateurs, toujours prêts à éclairer le chemin pour montrer le piège, parfois coupant nos ailes pour empêcher l'envol trop tôt. 

Rien n'a changé et le coeur est toujours là, battant le temps qui là s'arrête forcément pour partir en vacances. Nous sommes toujours là soudés par ces liens tissés sur les métiers de ceux qui avant nous les avaient imaginés. La seule chose qui change et c'est la course du temps qui reprend, ce sont les rôles de ce film qui sera passé du noir et blanc à la couleur. Nous avons endossés la lourde tâche des maîtres en devenir pour guider à notre tour et faire apparaître l'enfant qui jamais n'a disparu. 

Dans ce petit chemin qui sent bon la noisette, leurs petites mains serrent les miennes, un de chaque coté. Je sais que le monde leur appartiendra. Trouveront-ils un jour la sauterelle bleue de papidou ? Cette enfance qu'il a racontée appelle la mienne et elle a été merveilleuse. Moi ce n'était pas la sauterelle qui était bleue, mais la mésange ! Il était une fois ... mais c'est une autre histoire, peut être un jour serais-je capable de l'écrire aussi ! 

 

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 00:00

HPIM3335.jpgIl y a des moments où nous avons besoin de retourner aux fondamentaux, de reprendre le chemin de la raison et des véritables choses qui comptent et qui font avancer. 

 

Mes pas me portent vers les sables blonds de la Salie. Là au fur et à mesure que les mots s'envolent pour retrouver le large, je me retourne et la dernière vague a effacé mes traces. Mes pas se sont perdus ... comme si je n'avais jamais existé, comme si les secondes qui venaient de s'écouler du sablier n'avaient fait que passer. 

 

Etrange sentiment que celui de se rendre compte que tout peut disparaitre à la minute même où l'on a l'impression d'exister. Et le vent des marées emportent mes pas vers le large.


Les mots toujours eux se bousculent dans ma tête et retrouvent leur chemin enfin ! Pas un bruit, juste la douce musique des vagues qui courent sur la plage, juste le vent jouant avec le soleil et les nuages, juste le bruit de l'immense océan fuyant devant mon regard. Et la trace de mes pas disparait toujours.


Et si je n'étais pas réelle ? si je n'etais qu'un souffle qui parcours le monde, qu'une brise légère au hasard d'un rêve, qu'un regard échangé laissant un sourire ? Je suis seule sur cette plage immense qui se perd dans les bleus de l'océan et du ciel. Quelques bateaux, minuscules points blancs semblabes à l'écume des jours, courrent encore sur l'onde. J'imagine les images que leurs passagers ont en tête : le bonheur et la chance d'être là ? mais en ont-ils vraiment conscience ? 


Lorsque l'âme s'embrûme dans la détresse, je trouve toujours la ressource dans une école de l'âme : la réligion, les sciences, les arts, la philosophie ... et je me réconcilie avec le monde, la socièté et les hommes.


Je suis donc, marchant sur cette plage, chercheur de vérité. Tamino qui pénétre dans ce paysage chaotique, sauvage, non entretenu du domaine de la Reine de la Nuit. C'est notre monde en fait, avec toute ses contradictions, ses luttes et ses échecs, son absence d'harmonie. Nous sommes sans armes, attaqués par un serpent qui symbolise notre instinct vital le plus aveugle et contre lequel nous sommes impuissants. Le serpent de la tentation à se laisser aller dans le courant de ce monde qui nous poursuit continuellement. comment y résister sans s'abandonner au monde des illusions grandes ou petites.


Trois choses alors s'emparent de mon esprit : j'ai un coeur à renverser le cours établi des choses, j'ai une tête qui pousse à la puissance de la compréhension,  j'ai une volonté d'agir qui conduit vers l'aventure réelle ou spirituelle. Et si j'étais capable de vaincre le dragon ! Le monde essaiera toujours de récupérer ma force à des fins ordinaires mais je ne le laisserai jamais faire !


Mes pas se sont à nouveau inscrits dans le sable, le soleil joue encore avec les flots et l'onde légére, le vent peaufine son orchestration ... Mes pieds retrouvent le bois du sentier et ma promenade réveuse s'achève. Je suis sûre que les mots qui se sont échappés ont trouvé leur chemin. La petite lumière brille au loin comme le phare des Sanguinaires dans la tempête.


Et de la terre est née le monde ... 

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 20:18
J'avais juste envie d'écrire mais Paul Eluard l'a si merveilleusement fait et ce bien avant moi. J'ai appris cette poésie en classe en cours moyen lorsque j'étais à Créon et mon instituteur s'appelait Jean-Marie Darmian.

Alors ce soir, il a 20 ans le mur de Berlin tombait, il y 39 ans le Général de Gaulle s'en allait, il y a 18 ans les radios devenaient libres, mais aussi il y a plus de 70 ans, les synagogues brûlaient en Allemagne ... Des 9 novembre il y en aura d'autres, des bons et des mauvais mais la Liberté n'a pas besoin de date pour être célébrée, et n'a malheureusement pas de date pour être bafouée. Ne perdez jamais de vu ce qu'elle est : fragile et forte à la fois.


Liberté

Sur mes cahiers d'écolier 
Sur mon pupitre et les arbres 
Sur le sable sur la neige 
J'écris ton nom 

Sur toutes les pages lues 
Sur toutes les pages blanches 
Pierre sang papier ou cendre 
J'écris ton nom 

Sur les images dorées 
Sur les armes des guerriers 
Sur la couronne des rois 
J'écris ton nom 

Sur la jungle et le désert 
Sur les nids sur les genêts 
Sur l'écho de mon enfance 
J'écris ton nom 

Sur les merveilles des nuits 
Sur le pain blanc des journées 
Sur les saisons fiancées 
J'écris ton nom 

Sur tous mes chiffons d'azur 
Sur l'étang soleil moisi 
Sur le lac lune vivante 
J'écris ton nom 

Sur les champs sur l'horizon 
Sur les ailes des oiseaux 
Et sur le moulin des ombres 
J'écris ton nom 

Sur chaque bouffée d'aurore 
Sur la mer sur les bateaux 
Sur la montagne démente 
J'écris ton nom 

Sur la mousse des nuages 
Sur les sueurs de l'orage 
Sur la pluie épaisse et fade 
J'écris ton nom 

Sur la vitre des surprises 
Sur les lèvres attentives 
Bien au-dessus du silence 
J'écris ton nom 

Sur mes refuges détruits 
Sur mes phares écroulés 
Sur les murs de mon ennui 
J'écris ton nom 

Sur l'absence sans désirs 
Sur la solitude nue 
Sur les marches de la mort 
J'écris ton nom 

Sur la santé revenue 
Sur le risque disparu 
Sur l'espoir sans souvenir 
J'écris ton nom 

Et par le pouvoir d'un mot 
Je recommence ma vie 
Je suis né pour te connaître 
Pour te nommer 

Liberté - 1942 -
Ce poème provient du recueil intitulé " Poésie et vérité 42 "
 
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  • : Il est citoyen, vigilant, mais aussi sur l'air du temps, Créon, la Gironde... cherche et tu trouveras Bonne lecture.
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Un Peu Sur L'auteur ..

  • Aux pensées Citoyen !
  • Ancienne journaliste,  Présidente du Comité Les Arbres de la Laïcité Gironde - Aquitaine. Apprentie ariégeoise.
  • Ancienne journaliste, Présidente du Comité Les Arbres de la Laïcité Gironde - Aquitaine. Apprentie ariégeoise.