Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
21 avril 2009 2 21 /04 /avril /2009 05:00

Je sais bien que les mémoires sont souvent sourdes aux anniversaires en tout genre mais là j'ai eu envie de rafraîchir la votre. Aujourd'hui cela fait 65 ans que les femmes en France ont le droit de vote. A voté !

Le vote des Françaises a été acté par une ordonnance du 21 avril 1944 prise par le Gouvernement provisoire du Général de Gaulle à Alger : «Les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes». Enfin ! 


Il ne faudrait pas oublier que les françaises ont été parmi les dernières femmes du monde occidental à acquérir le droit de voter et celui de se faire élire. Un comble dans le pays de la Liberté, de l'Egalité et de la Fraternité ! Comme quoi on n'est jamais prophète en son pays.


A l'aube de la démocratie française vers le 19iéme siècle le droit de vote appartenait  aux propriétaires masculins. Il est vrai qu'en ce temps là que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, les femmes, les domestiques et les pauvres, dépendants économiquement n'étaient pas des plus à l'aise pour pouvoir choisir librement. Et le vote c'est bien cela : choisir en toute liberté dans le secret de l'isoloir ! Remarquez les militaires non plus n'avaient pas le droit de vote ... ils avaient des armes à porté de main et les pouvoirs voulaient les voir hors des luttes politiques.  Un coup d'Etat c'est si vite arrivé. La Grande Muette est passée après les femmes et n'a eu le droit de vote qu'en 1945.

J'ai cherché, curieuse éternelle, quelques éléments pour vous raconter l'histoire du droit de vote des femmes. J'ai retrouvé, je suis sûre au grand bonheur de mon amie Sophie ;-), que les premières traces de votes féminins se trouvent sur l'île de Beauté lorsqu'elle était sous la responsabilité des Gênois. Les femmes y votaient dans les assemblées locales. Elles exerceront ce droit jusqu'à ce que la Corse devienne française. Sans commentaire !

 

Les premières femmes à obtenir pour de bon le droit de vote sont les habitantes du Wyoming, en 1869, suivies par les Néo-Zélandaises en 1893, les Australiennes en 1902, les Finlandaises en 1906, enfin les Norvégiennes en 1913, ai-je trouvé dans les écrits d'André Larané, historien créateur d'Hérodote 2004. Mais celles que l'on connaît sans doute le plus restent les  «suffragettes» de Grande Bretagne qui le 21 juin 1908  sont 250 000 à manifester à Londres. Emily Wilding Davison se jettera même sous les sabots du cheval de George V au derby d'Epson, en 1913. Morte pour la cause ...


Il faudra attendre la fin de la Première Guerre mondiale pour que les «suffragettes» obtiennent enfin une demi-victoire, le 28 décembre 1918, avec l'octroi du droit de vote aux femmes de plus de... 30 ans. La guerre était passée par là et les femmes avaient tenu comme toujours leur place et pris la place d'une liberté et d’une émancipation naissantes.

 

Aux États-Unis, la ratification du 19ième amendement à la Constitution, le 26 août 1920, étend le droit de vote à l'ensemble des femmes du pays. Les Turques elles-mêmes obtiennent le droit de vote en 1934 à l'initiative du dictateur Moustafa Kémal ce qui d'ailleurs ne changera beaucoup la conduite du dictateur. Et la France ?

En France, après 14-18, la Chambre des députés vote à plusieurs reprises en faveur du vote féminin. Mais à six reprises le Sénat bloque. La gauche radicale et socialiste craint en particulier que les femmes ne renforcent le camp clérical et ne se soumettent aux injonctions des curés ! Pour autant Cécile Brunschvicg, Suzanne Lacore, Irène Joliot-Curie deviennent sous-secrétaires d’Etat en 1936 avec Léon Blum. La voie est ouverte !

 

Il faut attendre les soubresauts de la Libération de 1945 pour qu'enfin les Françaises obtiennent le droit de vote. C’était il y a 65 ans !

 

Le nombre d'élues à l'Assemblée nationale stagnera aux environs de 30 (5% des députés) jusqu'en 1997, date à laquelle il passe à 59 grâce à un effort particulier du Parti socialiste, il ne faudrait pas l’oublier. Le chemin est toujours long à celui qui ne sait pas regarder où est son point de départ. Chez moi on dit « ché va piano va sano … ». C'était juste un petit clin d'oeil  aux Françoise, Martine, Gisèle, Isabelle, Suzette, Edith, Anne-Marie,Pascale,Christine, Béatrice, Annick, Solange,Monique, Emilie, Catherine, Michèle, Chrystel, Marie et toutes les autres.

Partager cet article
Repost0
19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 10:00

 

C'était sur le site internet de la Gazette des Communes quasiment en direct au moment où l'information sortait dans les rédactions. L’élection s’est jouée à deux voix. André Rossinot, maire de Nancy (Parti radical, associé à l'UMP) et président sortant du conseil d’administration du Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) a été battu le 15 avril 2009, au premier tour, par François Deluga, notre député maire (PS) du Teich par 15 voix contre 13. 

Ce n'est pas une nouvelle tombée du ciel pour François Deluga mais le fruit d'un travail au service des collectivités locales mené depuis de plusieurs années. Il est arrivé au conseil d’administration du CNFPT en 2004 pour représenter la Région Aquitaine, dont il était vice-président. Vice-président du centre de gestion de la Gironde depuis 2008 et membre du conseil régional d’orientation d’Aquitaine, il siège aujourd’hui au CNFPT au titre des représentants des communes.

Les enjeux François Deluga les a fixé rapidement : il faut mettre en place une gouvernance collégiale qui accordera plus de place au paritarisme et renforcera le rôle des conseils régionaux d’orientation et la mise en œuvre effective de la loi de 2007 sur la formation, en particulier pour les catégories C de la fonction publique territoriale. 

"Après le vote de la loi, l’établissement doit aller de l’avant et relancer son action" déclarait François Deluga. "Nous avons aujourd'hui l'opportunité de transformer des potentialités en réalités. J'ai perçu dans tous les contacts que j'ai eus avec beaucoup d'entre vous ces dernières semaines à la fois un consensus sur la méthode, sur l'analyse du moment et sur le travail qui reste à effectuer. J'ai ressenti également un désir de participer et une confiance ou plutôt un espoir.» déclarait-il dans ses premières interviews. 

Mais le CNFPT, C'est quoi ? C'est qui ? 

Par ses missions essentielles de formation le CNFPT est au coeur des projets de modernisation du service public local. C'est un établissement public unique, paritaire et déconcentré, au service des collectivités territoriales et de leurs agents dans nos communes, intercommunalités, conseils généraux, conseils régionaux, etc. Il est chargé de la formation et de la professionnalisation de l’ensemble des personnels des collectivités locales soit près de 1,7 millions d’agents.

Pour mettre en oeuvre ces missions, les recettes de l’établissement sont principalement constituées par une cotisation obligatoire s’élevant à 1% de la masse salariale des collectivités locales.

Il est doté d’instances politiques paritaires nationales et régionales, composées de représentants des collectivités employeurs et de représentants de leurs personnels. Ses missions de formation le placent au coeur de la décentralisation. Par sa proximité, il est l’interlocuteur privilégié, au quotidien, des collectivités territoriales. 29 délégations régionales et leurs antennes départementales, 8 centres interrégionaux de concours, 4 écoles nationales (ENACT) et 1 institut de formation des cadres supérieurs (INET) sont, sur le terrain, les partenaires des collectivités locales et donc de nos services publics de proximité. 

Vous commencez à le connaître, François Deluga défendra comme il le fait depuis des années, haut et fort, les principes de notre République dans un esprit constructif autour de valeurs partagées de service public, de laïcité et de paritarisme ; la formation des agents territoriaux étant un des éléments essentiels du statut de la fonction publique et de la qualité du service public. Dossier à suivre avec attention car il touche notre quotidien.  

 

Partager cet article
Repost0
8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 16:32

Comme moi sans doute, vous avez  découvert en lisant 20 minutes d'hier cet article écrit par la journaliste girondine Orianne Dupont. Dans l'article elle relate comment lorsque un couple a fait des démarches,en vue d'un mariage en décembre dernier, auprès de la mairie de Rauzan, où ils vivent ensemble, il ne s'attendait pas à ce que la situation irrégulière de Riad, Algérien résidant en France depuis cinq ans, puisse être un obstacle. «Ils ont soupçonné un mariage blanc et ont fait remonter au procureur», se désole Céline, la future ex jeune mariée.

Début mars, poursuit la journaliste, le procureur de Libourne - le seul à pouvoir s'opposer au mariage - a avancé que «les éléments (...) restent insuffisants pour établir le caractère frauduleux de l'union. Par ailleurs, la situation irrégulière de Riad (...) ne peut faire obstacle à la célébration».

Dans ce contexte, Gérard César, le sénateur maire (UMP ou pas UMP ça dépend des élections ! ) de Rauzan n'a toujours pas donné de date de mariage, il a déclaré à l'AFP être dans l'attente d'«éléments», précisant avoir écrit au ministre de l'Immigration. L'avocate du couple devait déposer un référé à son encontre pour atteinte à la liberté matrimoniale. Depuis, les événements se sont enchaînés. Le couple a été convoqué à la gendarmerie, leur domicile a été perquisitionné et Riad a été interpellé ce week-end et transféré au centre de rétention de Toulouse.  Aujourd'hui, le fiancé peut être expulsé vers l'Algérie à tout moment, termine la journaliste dans son article.

J'ai toujours regretté et je l'ai même évoqué ici sur ce blog ma réprobation sur les méthodes de ce type envers les étrangers en situation irrégulière et toute la batterie des moyens et autres quotas d'expulsion en tout genre.

J'ai toujours à l'esprit que les personnes en situation irrégulière sur le sol français sont des victimes avant tout d'un monde qui ne toune plus très rond. Moi je voudrais bien savoir de quoi vivait Riad à Rauzan ? N'avait il pas un travail ? J'espère que si il était employé dans une propriété viticole, son "patron" aura droit au même traitement que Riad. Mais vous le savez je pose toujours la question qu'il ne faut pas poser.

Une fois cet article lu j'ai poussé la curiosité plus loin et j'ai été voir sur internet les commentaires laissés suite à cet article. Ce que j'y ai lu m'a mis en colère. Une colère froide et sourde contre la bétise et la haine. Je vous donne un florilège des mots que j'ai lu : "c'est bien fait c'est un arabe il avait qu'à rester en Algérie" ou encore "Ah ! tout ces étrangers qui ont oublié d'être de vrai "FRANCAIS" !!!" ...

J'ai alors pensé à mes grands-parents. Eugène Darmian, fils de Pascua et Silvio Darmian, immigrés italiens arrivés en France en 1922 a épousé le 4 mai 1946 Jeanne Normandin dans l'église et la mairie de Sadirac. Il était, et je l'ai parfois entendu le raconter, "le macaroni" et elle, la française de souche. Je suis bien persuadée que les "braves et bonnes gens" d'aujourd'hui était déjà ceux d'hier et seront aussi ceux de demain. Je suis persuadée qu'il a du se chuchoter dans la campagne sadiracaise de bien jolis mots aussi "intelligents et plein d'humanisme" que ceux que j'ai pu lire sur le net à propos de cette histoire à Rauzan.

C'est aussi cela que j'avais voulu vous expliquer lorsque je m'étais insurgée contre les mesures de Darcos visant à supprimer l'Histoire des programmes des jeunes lycéens. Je mesure la chance qui est la mienne d'avoir cette richesse de la mémoire familiale. Je suis capable de faire le lien entre le passé, le présent pour pouvoir construire l'avenir, mais demain qui se révoltera si personne ne dit rien aujourd'hui.

Alors à ceux qui ont posé sur la toile les commentaires immondes sous cet article du journal 20 minutes je répond ceci, juste cette phrase que j'ai appris par coeur il y a longtemps pour une examen de français : " Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu'elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse." C'était juste dans les mots d'un Prix Nobel de Littérature, Albert Camus.

 

Partager cet article
Repost0
31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 09:19
Il avait déjà limogé le chef des services de sécurité de Corse parce qu'il n'avait pas bien protégé le gazon du jardin de son copain Christian Clavier. Aujourd'hui il sanctionne le Préfet de la Manche car il est coupable de ne pas avoir interdit aux enseignants en colère de manifester lors de sa venue à Saint-Lô. Mais pour qui il se prend ? Louis XIV ? Il instaure le crime de lèse majesté ?

Moi je voudrais bien savoir si il va limoger notre Sous-Prefet du Bassin d'Arcachon parce que son copain Yves Foulon n'a pas gagné les législatives en novembre dernier.

Dans "Le Point" j'ai lu : "Où campe Laporte ? On sait que Bernard Laporte n'est pas le père de l'enfant de Rachida Dati, qu'il est toujours secrétaire d'Etat aux Sports. A ceux qui misent sur la fin de sa jeune carrière politique, Nicolas Sarkozy a lancé un démenti implicite en envisageant, devant l'état-major de l'UMP, une candidature de l'ancien rugbyman aux législatives de 2012 dans la circonscription d'Arcachon (Gironde). Laporte, qui y possède des parts dans deux campings et un restaurant, aurait pour mission de reconquérir ce fief perdu par l'UMP en novembre 2008." Et là aussi si on ne veut pas il va nous mettre en ordre de marche ? 

Au delà de la boutade imaginez un peu, est ce qu'il ne va pas tarder à nous mettre au pas parce que nous ne voulons pas voter comme il a décidé ? Parce que nous ne sommes pas d'accord avec ce qu'il veut ? Parce que nous exprimons notre désaccord ? Vous savez comment s'appelle ce qu'est en train de faire notre Président de la République ? Et bien moi je vais vous le dire et je m'en fiche si j'ai des ennuis : le Président de la République est en train d'oublier qu'il est justement en République et ses mesures sont celles des dictateurs. 

Vous allez me dire que j'exagères ... Alors lisez !

Il aura fallu deux semaines à notre Dictateur de la République pour sceller le sort du préfet de la Manche et du Directeur de la Sécurité. Ils ont commis la faute suprême. Ils n'ont pas fait en sorte que le Dictateur de la République reçoive le meilleur accueil lorsqu'il a honoré la Manche de Son auguste Présence. Nous savons ici sur le Bassin comment se passent les choses ... Durant la campagne des législatives en 2008, le Prince Premier des Ministres n'avait pas voulu voir le peuple sur le marché de La Teste de Buch au cas où il aurait pu croiser les vilains manants socialistes.
 
A force de voyages dans des pays où le peuple sait bien se tenir comme en Tunisie, en Lybie ou encore en Chine, notre Dictateur de la République a visiblement du mal à comprendre que nous n'ayons  pas "la politesse" de brandir son portrait officiel et d’agiter des petits drapeaux bleu blanc rouge sur son passage en criant "Vive le Président, notre sauveur".

Je suis révoltée par de telles méthodes. Le Dictateur de la République va-t-il virer tous les Préfets de France, tous les Directeurs de la Sécurité du territoire parce qu'ils n'ont pas emprisonné les 2,5 millions de personnes qui ont défilé dans la rue jeudi dernier ? Monsieur Sarkozy nous ne sommes pas dans un pays totalitaire où vous pouvez en toute impunité bafoué les droits élémentaires du citoyen.

Je l'écris, je le signe et je le dis haut et fort : je ne vous laisserai pas faire de mon pays autre chose que le pays des Droits de l'Homme, le pays de la République. Aux pensées citoyens et si il le faut aux armes ! 

Partager cet article
Repost0
16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 14:53

Je lisais avec attention ma revue de presse aujourd’hui et je suis tombée sur un article du Parisien Aujourd’hui en France. « L'ex «dircab» de Mme Boutin est recasé à Bercy » en titre de cet article. Une nouvelle certes bien anodine pour celle ou celui qui ne va pas plus loin. Mais a y regarder de plus prés pourquoi dont Mme Boutin, Ministre du Logement et de la Ville est elle obligée de recaser son Dir Cab ?

Et bien voilà, en plein débat sur le logement, alors que de nombreux français et françaises se demandent comment ils vont pouvoir continuer à se loger ou comment vont-ils faire pour se reloger, Jean-Paul Bolufer, directeur de cabinet de Christine Boutin, louait un appartement dans le 5ième  arrondissement de Paris. Rien de bien condamnable me direz vous ?


Oui mais voilà, Jean-Paul Bolufer louait depuis 1981, époque où il était devenu l'un des collaborateurs du maire de Paris Jacques Chirac, un appartement de la ville de 190 m² un tarif défiant toute concurrence soit 6,30 euros par m² quand les prix autour du jardin du Luxembourg et de la Sorbonne s'arrondissent plutôt autour de 30 euros le m².

« L'affaire avait été révélée par le Canard Enchaîné en plein débat sur le logement des plus démunis, provoquant une crise politique. Martin Hirsch avait le premier réclamé sa démission» peut-on lire dans le Parisien.


Bon vous allez me dire tout va bien il est parti … et bien non … il  a été nommé la semaine dernière contrôleur général économique et financier à Bercy.  Son rôle consiste désormais, ai-je entendu sur RTL  « à traquer les abus dans le financement public de certains établissements, comme les chambres de commerce et d'industrie... » Pincez moi je rêve.


Il a donc été écarté du Ministère de la Ville … mais il a continué à toucher son salaire de préfet hors cadre, ben oui le pauvre il fallait qu’il se trouve un autre logement … !

 

 

Partager cet article
Repost0
12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 19:06
Voilà c'est fait ... Le Conseil constitutionnel a validé jeudi dernier le relèvement de 65 ans à 70 ans, l'âge à partir duquel l'employeur peut mettre d'office en retraite un salarié contre la volonté de ce dernier. La mesure s'appliquera à compter de 2010. L'âge légal de la retraite, 60 ans, n'est pas modifié.

Ben voyons ... et en plus ils nous prennent pour des abrutis !

Les "Sages" ont estimé que cela "ne porte atteinte ni au principe d'égalité, ni au droit au repos et à la protection de la santé énoncé dans le préambule de la Constitution de 1946 (...) Il s'agit en effet d'un mécanisme volontaire d'activité, ne pouvant opérer au-delà de 70 ans et laissant inchangé l'âge légal de la retraite". Soit j'en prends acte, mais je ne serai pas le dindon (ou la dinde) de la farce et ça même si c'est bientôt Noël. 

Et voilà la politique du coup de canif a encore frappé !

Mais qui peut croire que cette mesure ne va pas à terme repousser l'âge de la retraite à 70 ans ? En effet l'âge légal de départ à la retraite reste fixé à 60 ans. Mais franchement compte tenu des mesures d'augmentation des années de cotisation êtes vous certain qu'à 60 ans vous aurez suffisamment cotisé pour pouvoir partir à cet âge là avec une pension complète, et surtout que cette pension vous permettra de vivre dignement ?  Les jeunes entrent de plus en plus tard dans la vie active et ils commencent donc à cotiser de plus en plus tard. Jusqu'à quel âge vont ils devoir travailler pour pouvoir enfin avoir droit à une retraite leur permettant de la vivre ?

Comme à chaque fois depuis l'élection du Président Sarkosy, les réformes passent sous le manteau l'air de rien. Après avoir dit que "les caisses étaient vides", ils nous disent "c'est pas nous c'est la crise" ... Travaillez plus pour gagner plus ... mon oeil oui c'est surtout travailler plus, plus longtemps pour gagner moins et perdre tous les acquis sociaux obtenus de haute lutte.

Je considère que l'on ne dit pas la vérité, qu'il y a deux poids deux mesures pour les Français. Il y a les copains d'en haut, ceux pour qui ont fait des cadeaux sans aucune retenu et il y a tous les autres à qui on demande la "solidarité nationale". Ils ne vont pas tarder à nous demander "du sang et des larmes " ... Ce qui me désarme le plus c'est que le front du refus à du mal à se constituer et pourtant je sais qu'il est possible, nous venons de le montrer sur la 8iéme circonscription de la Gironde en élisant François Deluga et Giséle Lamarque. 

Je veux croire que les valeurs de notre République veulent encore dire l'essentiel pour la majorité des Français. La résistance devient et doit devenir le credo de tous les défenseurs des valeurs humaines, de la Liberté, de l'Egalité, de la Fraternité, de la Laïcité. Si nous laissons faire un jour nous nous réveillerons avec la "gueule de bois" et il sera trop tard. Pensez y !


Moi je pense à Léa et Julien qui ont respectivement 2 et 6 ans, plein d'une vie à venir, je ne veux pas qu'un jour ils me disent " Tatie pourquoi tu n'as rien fait ? ".

Partager cet article
Repost0
29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 17:21

Dring Dring, il est 17h15 on est toujours samedi 29 novembre 2008 et la campagne électorale officielle est terminée depuis vendredi 28 novembre à minuit.... Je décroche : " Bonjour je vous appelle de la part de Yves Foulon" Tient donc encore ? 


La voix d'une dame m'explique qu'elle appelle dans le cadre de la campagne électorale pour me convaincre de voter pour Yves Foulon. Je lui fais part de mon étonnement de l'entendre faire campagne alors que celle ci est close depuis la veille minuit. Et là la réponse qu'elle me fait me laisse sans voix : " Ah bon vous êtes sûre de cela, non nous avons le droit mais je vais demander à Sigolène." Et je l'entend apeller "Sigolène Sigoléne tu peux venir s'il te plait". Je lui demande alors : " Vous appelez Sigolène Boige, l'Attachée de Presse de Yves Foulon ? " .


La dame à l'autre bout du fil me répond : "Oui c'est elle, vous la connaissez ?" Forcément j'essaye d'en savoir plus : " Vous téléphoner depuis où ? ". Il y a un grand silence ... "De chez moi" me répond la personne à l'autre bout du fil. Et moi de continuer ... " de chez vous ? Et bien quel militantisme vous avez toute l'équipe de campagne de Yves Foulon chez vous ? Dans les comptes de campagne de Yves Foulon cela va compter non ? ".


Je sens bien le malaise à l'autre bout du téléphone ... Pas de réponse ... un silence ... presque coupable ... 


Et voilà, reste à espérer que cet appel et bien d'autres n'ai pas été donné depuis la Mairie d'Arcachon ... ou que tous ces appels seront dans les comptes de campagne du candidat Yves Foulon ... 

Une chose est sûre ... ces appels sont hors du cadre légal prévu par le code électoral ... Et là je ne suis pas mauvaise langue du tout ... 

Partager cet article
Repost0
29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 15:43

Samedi 29 novembre 2008 à l'heure où je me prépare à partir comme chaque semaine à faire mes courses au Marché couvert de La Teste de Buch, le téléphone sonne. Il est 10h14, je décroche ... "Bonjour c'est Yves Foulon !". C'est un enregistrement, une boite vocale qui téléphone sur ma ligne France Télécom personnelle à la maison. Et j'écoute ce message. La voix tranquille du candidat d'Arcachon m'explique que le parc marin est une ineptie pour le Bassin d'Arcachon, que le Parc Marin est dangereux pour le Bassin d'Arcachon etc etc ... "Merci c'était Yves Foulon, candidat à la législative partielle de la 8iéme circonscription".


Il est 10h16 et nous sommes samedi 29 novembre 2008 ... soit 10 heures après la fermeture OFFICIELLE de la campagne électorale de cette législative partielle. Voilà au moins une raison de ne pas avoir confiance en lui ... Il bafoue en toute impunité les règles de la République. Comment voulez vous qu'il soit le représentant de cette même République à l'Assemblée Nationale.


Mais ce n'est pas tout ... Il essaye de nous faire croire que la création d'une aire marine sur le Bassin d'Arcachon va nous empêcher de faire nos ballades au fil de l'eau autour de l'île aux Oiseaux, près du banc d'Arguin, ou au pied de la Dune du Pilat. Il ne va pas tarder puisqu'il continue à téléphoner dans toute la circonscription à dire que l'aire marine va nous empêcher d'aller nous baigner ! Dans son message, il confond volontairement le Parc Marin et les réserves naturelles marines de méditerranée. Il ment pour faire peur aux habitants du Bassin. Un parc marin n'est pas une réserve naturelle et chacun y trouve sa place : professionnels et utilisateurs de loisirs. Un comité local, associant tous les partenaires permet d'en fixer les règles. Il est toujours possible d'aller se baigner, de faire du bateau, de chasser (parce que c'est un périmètre au milieu de l'eau !) et surtout d'avoir une activité professionnelle de pêche et de conchyliculture.

Liberté, liberté chérie ... quelle gabegie ! En fait de liberté les propos du Maire d'Arcachon n'ont qu'un seul but ... masquer ses intentions. Et cette fois-ci c'est sans doute pour masquer le béton. Le Parc Marin c'est l'intérêt de tous sauf un celui du Maire d'Arcachon et de ses copains.


Mais ce n'est pas tout ... Dans la démagogie le Maire d'Arcachon et celui de la Teste de Buch font fort. La lettre du Maire de La Teste de Buch est une caricature ... Lorsque je lis que si le Maire d'Arcachon n'est pas Député cela va empêcher la Ville de la Teste de Buch de réaliser ses projets ... je rêve ... Ha c'est donc pour cela que tout a été abandonné depuis l'élection de l'équipe du Maire de la Teste de Buch ? Mais que vont ils encore inventer pour justifier la casse des programmes pour les jeunes et les enfants, l'envasement de leur promesses dans les prés salés ouest, la fermeture de l'auberge de jeunesse de la ville sur la plaine des sports et de loisirs Gilbert Moga ? Ah si ils ont trouvé ... le Président du Syndicat de gestion de la Dune du Pilat est un « estrangeÿ » ...


Poudre aux yeux, fausses informations, Loi détournée ou pas respectée ... le Maire d'Arcachon fait finalement la preuve qu'il n'est pas digne de représenter la République, la vraie, celle qui n'est pas la république des copains du Président de la République. Mais je suis mauvaise langue vous le savez bien !

Partager cet article
Repost0
25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 20:17

La télévision publique est menacée ... le service public est encore une fois foulé au pied par le Gouvernement et le Président de la République. Cette fois si c'est au tour de l'audiovisuel public.


La réforme qui était examinée aujourd'hui à l'Assemblée Nationale suscite des craintes et de la colère. C'est le Président Sarkosy qui a annoncé cette réforme lors de la présentation de ses voeux à la presse en janvier dernier. C'était sans doute les étrennes de ses copains patrons de médias ? C'est encore une fois la République des copains qui est mise en avant et plus du tout la République basée sur la Liberté ( surtout celle de la Presse), l'Egalité et la Fraternité. 


L'affaire est rondement menée puisque tout doit être bouclé pour le 1er janvier prochain. C'est que c'était urgent de faire une télévision"d'Etat" où le Président de France Télévision serait nommé par le Conseil des Ministres comme celui de Radio France d'ailleurs. Beaucoup plus urgent que de faire voter des Lois pour améliorer le quotidien des français, leur pouvoir d'achat, pour aider les salariés de Ford, de PSA et tant d'autres qui se retrouvent à un mois de Noël sans certitudes sur leur avenir !


C'est vrai que c'était plus urgent de mettre les petits copains de l'audiovisuel privé en condition pour gagner encore plus, plutôt que de légiférer sur la loi pénitentiaire dont l'examen vient d'être repoussé au début de l'année prochaine !


Avec cette réforme, Nicolas Sarkosy fait main basse sur l'audiovisuel public. C'est un surprenant retour aux pratiques d'un autre âge en vigueur du temps de l'ORTF dans les années 60-70. C'est le retour aux bonnes vieilles méthodes d'une époque qu'on croyait révolue.


Mais ce n'est pas tout, la réforme concerne le financement puisque le projet de loi prévoit la suppression progressive de la publicité sur les chaînes publiques. Le Gouvernement avait promis que le manque à gagner serait compensé à l'euro près, mettant au point un mécanisme de taxes sur les recettes publicitaires de TF1 et de M6, ainsi que sur les opérateurs de télécommunications. 


Mais voilà les députés UMP viennent d'en décider autrement sans doute aux ordres.  En effet, les interrogations sur le financement sont plus vives depuis l'adoption mercredi dernier de deux amendements réduisant la portée des deux taxes censées combler une partie du manque à gagner lié à la diminution de la publicité. "L'Etat a pris un engagement précis, c'est 3 milliards d'euros pour l'audiovisuel public pour les trois années qui viennent, dont 450 millions d'euros de compensation pour la publicité supprimée pour 2009, 2010, 2011, quoiqu'il arrive", a répété sur LCI Christine Albanel, la Ministre de la Communication.


Mais qui peut croire encore un Président de la République qui a fait tant de promesses non tenues et qui continue à prescrire la méthode Zen pour enfumer les français.  Le Président Sarkozy voudrait aider son copain Bouygues et TF1, et asphyxier le service public qu'il ne s'y prendrait pas autrement.


La grève, la troisième depuis janvier a été suivie à la mi-journée par une manifestation à Paris juste avant que l'Assemblée ne se penche sur la plus importante réforme de l'audiovisuel public depuis la privatisation de TF1 en 1987. L'intersyndicale (SNRT-CGT, CFDT, CFTC, FO, SNJ, Sud, CSA, SITR, SRCTA et SNJ-CGT) craint également les effets du plan de départs volontaires de 900 salariés évoqué par le président de France Télévision. "La mobilisation est forte, notamment dans les bureaux régionaux de France 3, où on devrait avoir 85% de grévistes", a indiqué Jean-François Téaldi, au nom du SNJ-CGT.


La presse retrouve sa voix, à l'image de Libération qui dénonce une forme de "berlusconisation" de la télévision française et les "largesses accordées au privé." 


La liberté de la presse est l'un des principes fondamentaux des systèmes démocratiques qui reposent sur la liberté d'opinion, la liberté mentale et d'expression. Ainsi, l'article 11 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et du Citoyen dispose : "La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre à l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi." Il faudra peut être sortir un exemplaire de cet article et l'envoyer à notre cher Président Nicolas Sarkosy pour qu'il puisse le relire. 

Partager cet article
Repost0
16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 16:18

Notre ministre de l’Education Xavier Darcos vient d’avoir une nouvelle idée … Là vraiment il faut qu’il arrête d’en avoir c’est de pire en pire …

 

En effet, il pourrait proposer prochainement la suppression des filières traditionnelles de nos lycées, les littéraires, les scientifiques et les économistes … et l’une des conséquences de cette nouvelle idée, comme j'ai pu lire dans le JDD, c’est que l’histoire et la géographie pourraient disparaître des programmes du tronc commun de nos chères têtes lycéennes blondes et brunes.

 

Et là les bras m’en sont tombés …

 

Après le triste épisode de la Lettre de Guy Moquet, les attaques en règles contre la laïcité, des médailles pour les bacheliers, des milliers de postes d’enseignants supprimés, le service minimum en bannière … voilà que Xavier Darcos sur demande de sa Grandeur de l’Elysée revoit les enseignements au lycée et nous fait disparaître l’Histoire et la Géographie … Mais crénom de sort quant est-ce que vous allez vous réveiller ? … Jules Ferry doit se retourner dans sa tombe …

 

Supprimer l’histoire et la géographie c’est supprimer la mémoire et la connaissance du monde … c’est enlever encore une fois la chance à nos enfants, à nos jeunes, de comprendre et d’analyser le monde et la France d’aujourd’hui. C’est surtout leur enlever un des moyens de cultiver leur esprit critique … Mais apparemment Xavier Darcos, Nicolas Sarkozy and Co veulent surtout des gens qui cessent de réfléchir et penser .. C’est tellement plus facile à manipuler.

 

J’ai appris depuis que je suis enfant, et mes professeurs d’histoire géo n’y sont pas étrangers, que pour aller de l’avant il fallait toujours savoir d’où l’on venait. Comment voulez vous que nos enfants sachent où ils vont si on ne leur apprend pas d’où ils viennent ?

 

L’histoire et la géographie forment un couple séculaire constituant un enjeu important de la société française. Elles ont depuis toujours fait l’objet d’un enseignement obligatoire tout au long du parcours scolaire de l’élève.

 

L’histoire est une “passion française” et son enseignement fait l’objet de nombreux débats qui ont permis de faire avancer les esprits et les mémoires. Nous avons vu cela pour l’enseignement de la France de Vichy, celui la guerre d’Algérie et, plus récemment, pour ceux de la colonisation ou de la traite négrière et de l’esclavage. Il en est de même pour la géographie.

 

Il ne faut pas oublier que la IIIème  République assigna à l’enseignement de l’histoire et de la géographie une fonction civique et nationale. Ces deux matières sont nées dans le creuset de la défaite de 1870. Il fallait une unité nationale et elle passait par la compréhension du monde. Je me souviens avoir entendu mon arrière grand-mère me parler du livre de lecture Le Tour de la France par deux enfants, qui permettait aux élèves de se familiariser avec l’espace français, sa richesse culturelle et historique.


C’est au cœur de ses matières que l’on retrouve aussi les grands combats comme la “querelle des manuels” entre cléricaux et anticléricaux de 1901 à 1914 ; l’affaire Thalamas, où ce professeur fut bruyamment mis en cause par certains étudiants pour avoir douté du miracle des voix entendues par Jeanne d’Arc ou encore  la remise en cause de l’enseignement patriotique de l’histoire et de la géographie par le socialiste Gustave Hervé avant 14-18 ou par les pacifistes du SNI dans l’entre-deux guerres.

Plus près de nous, souvenez vous de la crise qui éclata en 1979-1980. Retrouvez donc l’article d’Alain Decaux, paru dans le  Figaro Magazine en octobre 1979 : “On n’apprend plus l’histoire à vos enfant”. A l’époque le gaulliste Michel Debré avait rejoint le journal communiste L’Humanité pour défendre l’enseignement de l’histoire géo dans un contexte politique où l’on accusait le Président Giscard de vouloir la “liquidation de la mémoire nationale”.

Et bien aujourd’hui c’est la même chose … Liquidons, Liquidons, Liquidons, … il ne faudra pas venir pleurer si on ne finit jamais par Espérons !

 

J’ai retrouvé dans mes archives un texte du Président Mitterrand de 1983. Il se disait  “angoissé par les carences de l’enseignement de l’histoire qui conduisent à la perte de la mémoire collective des nouvelles générations”. Il avait raison et je partage cette inquiétude née à cause des idées Darcos-Sarkozy sur l’école et l’éducation.

 

La France est l’un des rares pays où l’histoire et la géographie constituent des enseignements obligatoires à tous les niveaux et dans toutes les voies d’enseignement de la primaire aux cycles supérieurs et techniques.

 

L’identité du citoyen est fondée sur une culture partagée. Qu’adviendra-t-il si le citoyen n’a plus cette culture partagée où le passé et le présent se rencontrent pour permettre de forger l’avenir ? Allons nous accepter que Darcos et Sarkozy nous fassent des générations d’amnésiques ?

 

"Je ne suis pas payé pour démonter la tour Eiffel" dit pour le moment Xavier Darcos...  ça je veux bien le croire mais par contre il est bien payé pour démonter l’école et ses valeurs et ça je ne peux pas l’admettre. Je dois à l’école, et à ce que j’y ai appris, une partie de ce que je suis. Aujourd’hui, elle est danger et nous avons le devoir de la défendre.

Jules Ferry , Au secours … ils sont devenus fous !

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Aux Pensées Citoyen !
  • : Il est citoyen, vigilant, mais aussi sur l'air du temps, Créon, la Gironde... cherche et tu trouveras Bonne lecture.
  • Contact

Un Peu Sur L'auteur ..

  • Aux pensées Citoyen !
  • Ancienne journaliste,  Présidente du Comité Les Arbres de la Laïcité Gironde - Aquitaine. Apprentie ariégeoise.
  • Ancienne journaliste, Présidente du Comité Les Arbres de la Laïcité Gironde - Aquitaine. Apprentie ariégeoise.